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janvier 31, 2013

INTUITIONS, TOME 3 : INFINI ◆ Rachel Ward

L'HISTOIRE
2029. Après l'apocalypse, le chaos règle sur les monde et les villes sont désertées. Adam et Sarah sont harcelés à cause de leurs pouvoirs hors normes. Dans les alentours de Londres, différents clans tentent d'imposer leur loi. Ils emprisonnent arbitrairement la population qui croit pourtant trouver dans les quartiers qu'il contrôlent une protection contre le désordre ambiant. Mais dans la tumulte, Adam et Sarah luttent pour protéger leur bien le plus précieux : leur fille Mia, qui semble posséder des facultés encore plus puissantes que celle d'Adam...









Intuitions, tome 3 : ou comment clore une trilogie en beauté !
La puissance de cette trilogie a d'ailleurs été crescendo : un premier tome un peu longuet sur les bords ; un deuxième tome captivant à souhait ; et un ultime chapitre, ravageur et destructeur comme on les aime !

Il faut dire que Rachel Ward a mis les bouchés triples pour nous servir un roman de qualité, bourré de suspense, d'action et, malheureusement pour nous, d'un nombre de pages trop peu élevé, tant on prenait plaisir à avancer dans l'histoire.

D'une main de maître, l'auteure nous fait passer sans transition de la petite vie calme d'Adam et Sarah, dans un camp de survivants, à leur poursuite et enlèvement par des motards, qui prétendent agir pour le gouvernement. Très vite, on se pose des questions sur ces individus et leur noir dessein. Certes, ils tentent de rassurer Adam et Sarah, en leur disant qu'ils seront bien traités, parce que le gouvernement a besoin d'eux, mais dès leur arrivée dans leur bunker "secret", l'ambiance générale devient suffisamment tendue pour douter de leur sincérité.

Bref ! Aller plus loin dans l'histoire, ce serait vous gâcher la surprise. Ce qu'il faut savoir, c'est que, si le tome 2 m'avait déjà fait palpiter les sens avec une trame parsemée d'un suspense prédominant, ce troisième opus n'a fait que les faire frémir et trembloter, au rythme d'une musique parfaitement contrôlée et distillée avec un savoir-écrire des plus enviables !

Un début chahuté, un contenu hautement piquant, et une fin explosive qui vous prend aux tripes ! Ça, c'est vraiment ce qu'on attend de ce genre de romans. Pari réussi !


Intuitions, Tome 3 : Infini
Rachel Ward
Editions Michel Lafon
283 pages
16,20 euros

- C'est quoi ce truc de malade ?! -


septembre 15, 2012

ATTENTION ! 
J'ai lu ce livre en version originale. 
Pour lire la chronique en anglais, cliquez ICI.

RÉSUMÉ
Juliette est enfermée depuis 264 jours dans une forteresse à cause d'un accident. Un crime. 264 jours sans parler, ni toucher personne. Jusqu'au moment où un gardien vient partager sa cellule. 
Le monde de Juliette est régi par un organisme tout puissant : le Rétablissement. Il contrôle l'accès à la nourriture, à l'eau et n'hésite pas à tuer pour asservir le peuple. Avide de pouvoir absolu, le fils du leader, Warner, dirige sa propre armée et son propre territoire. Mais ce qu'il désire par-dessus tout, c'est Juliette.
Pourtant, cette dernière n'a pas l'intention de se laisser faire...








Holly cow ! Ça c'est de la dystopie !
Enfin un roman suffisamment glauque pour mettre le lecteur mal à l'aise, enfin une héroïne suffisamment perturbée et rongée par la culpabilité pour bouleverser quiconque s'intéresse à elle. Ce roman m'a fait l'effet d'une petite bombe, d'un fagot de dynamite dont la longue mèche est restée enflammée jusqu'aux toutes dernières pages avant d'exploser brutalement.

Les premières pages sont d'un sordide exaltant. Plongé au coeur de la solitude de Juliette, on avance pas à pas dans les méandres de sa mémoire. Lentement, on évolue dans les souvenirs de sa vie pour ne découvrir que l'abjection, le remord, le mépris, l'infamie. Comme si cela ne suffisait pas, Juliette a en plus une piètre opinion d'elle-même, si bien exprimée qu'elle en devient presque contagieuse. Elle est seule, rejetée de la société, enfermée dans une cellule grise et froide, à cause d'un don qu'elle ne comprend pas, dont elle ne sait rien. Juliette a mal et le lecteur souffre avec elle.

Pendant quelques chapitres, ce n'est que torture psychologique, mémoires douloureuses, sentiment d'abandon... C'est dérangeant, c'est provocant, mais c'est terriblement grisant ! Puis, l'action débarque et là, il faut retenir son souffle, se préparer à fuir ou à affronter l'ennemi. 

C'est peut-être frustrant de n'en pas connaître davantage, mais ce serait encore plus frustrant pour vous si je vous en révélais plus. Ce qui fait la première force de ce roman, ce sont ses rebondissements inattendus, qui perdraient tout leur intérêt s'ils étaient... eh bien... attendus !

Petit bémol tout de même : Que de miel ! Que de confiture ! Que de gelée ! Que de barbapapa ! Juliette est amoureuse et elle nous le fait savoir, un peu trop souvent à mon goût, d'ailleurs ! Exprimer ses sentiments pour celui que l'on idolâtre, oui, prendre trois pages tous les deux chapitres pour le faire, pitié non ! Par moment, c'est suffisamment agaçant pour avoir envie de sauter quelques paragraphes. Heureusement, la trame dynamique du récit est tellement forte que cet amour dégoulinant ne gâche finalement pas la lecture.

Un roman puissant, des personnages renversants, une histoire virevoltante... Bref, un énorme coup de coeur ! À vrai dire, ma meilleure dystopie jusqu'à présent !

◆ Dément ! 


SHATTER ME, by Tahereh Mafi

BEWARE !
I'm a student and I'm still learning english everyday. 
Therefore, there could still be some mistakes in this  piece of writing.
Please forgive me for this.

To read this article in French, just click HERE.

SUMMARY
Juliette has the power to kill with a single touch. Juliette hasn't touched anyone in exactly 264 days. The last time she did, it was an accident, but The Reestablishment locked her up for murder. No one knows why Juliette's touch is fatal. As long as she doesn't hurt anyone else, no one really cares. The world is too busy crumbling to pieces to pay attention to a 17-year-old girl. Diseases are destroying the population, food is hard to find, birds don't fly anymore, and the clouds are the wrong color.
The Reestablishment said their way was the only way to fix things. So they threw Juliette in a cell. But maybe Juliette is more that a tortured soul stuffed into a poisonous body. Maybe she's exactly what they need right now. 







Holly cow! Now THIS is dystopia! 
Finally, here's a book dreary enough to make the reader feel uncomfortable, here's a heroine insane and feeling guilty enough to deeply move those who take a keen interest in her story. This novel is just some kind of bomb, a bundle of dynamite sticks of which the wick remained lighted until the very last pages, before violently exploding.

The first pages are just written in an exciting wretched way. The reader is introduced to the lonesome Juliette, who makes them go further in the meanders of her memory every page. Slowly, we can learn more and more about her pieces of remembrance, which are just full of humiliation, remorse, infamy and contempt. But this is not enough. Juliette has also a low opinion of herself and she shares this feeling so well, that this is likely to become contagious. She's completely alone, rejected from society, locked up in a grey cold cell, because of some kind of gift she cannot understand and about which she knows nothing. Juliette is hurt and the reader is suffering with her.

For some chapters, we can only find psychologic torture, hurting memories and abandon feeling... It's pretty thought-provoking, but it's really intoxicating! Then, action comes up and you'll have to hold your breath and prepare to run or fight the ennemy.

Perhaps it's frustrating for you that I don't say much about the story itself, but believe me, it would be even more frustrating if I told you more about it. The strength of this novel is that everything is unexpected. Where would be the sense in that if this everything were... well... expected?

Just a little thing that I didn't really appreciate: How much honey! How much sweet! How much cotton candy! Juliette is in love and she makes the reader aware of it, and just too often for me, if you ask. Expressing your feeling for someone you are totally fond of is okay, but using three pages every two chapters to do so, hell no! Sometimes, it was so irritating that I felt like skipping some passages. But luckily, the plot is intense enough to keep on reading in spite of that dripping love.

This novel is powerful, the characters are incredible, the story astonishing... It just really made me jump! Truth be told, probably the best dystopia I've read so far!

◆ Terrific ! 


août 31, 2012

QUATRIÈME DE COUVERTURE

Nom : Green

Prénom : Pénélope
Situation familiale : orpheline, unique héritière du journaliste JAMES ALEC GREEN
Situation professionnelle : journaliste de choc au EARLY MORNING NEWS
Signes particuliers : un terrible mal de mer, un garde du corps français particulièrement précieux et un goût prononcé pour l'aventure et le danger.
La première enquête de Penelope a bien failli lui coûter la vie. Mais qu'à cela ne tienne ! Il n'est pas dit que ce léger contretemps suffira à la décourager. À peine remise de ses émotions, la voici qui prend la mer, direction NEW YORK, où l'attend un nouveau terrifiant mystère.


MON AVIS

Mais d'où diable nous provient cette ensorceleuse ? Pour la troisième fois consécutive, Béatrice Bottet m'envoûte à coup de mots enjôleurs et de phrases mystiques. Je ne sais de quel breuvage elle se repaît lors de l'écriture de ses romans, mais à chaque fois, ses vocables font mouche. Au Moyen-Âge, on en aurait brûler pour moins que ça !

Et s'il n'y avait que les mots ! Mais non, Miss Bottet ne s'en contente pas. Car au coeur de ces mots, elle tisse une ombrageuse toile aux quatre coins de laquelle elle disperse mille et un "attrape-lecteur". Résultat : subjugué par l'étincelant, le lecteur est capturé, captivé, privé de sa mobilité, de ses propres pensées, totalement hypnotisé !

Et la chute est brutale. Un peu trop même... Car si le début du voyage semble doucereux et jovial, à mesure que les pages tournent, les ténèbres s'y engouffrent et le récit s'assombrit. Plus glauque que le premier tome, ce deuxième volume saura entraîner le lecteur (encore lui) dans les ruelles d'un ancien New-York triste, lugubre et misérable, au centre duquel se déroulent des évènements révoltants, dont on aurait peut-être préféré tout ignorer. Sauf que... C'est tellement bien écrit, c'est si subtilement abordé, c'est si agilement rapporté, qu'on ne peut que se satisfaire d'en avoir pris connaissance et même, d'en avoir dévoré.

Penelope Green qui prend le bâteau vers New-York ; Penelope Green qui tient à garder Cyprien auprès d'elle ; Penelope Green qui interrompt son enquête principale pour se pencher vers une affaire mystérieuse et terrifiante... on y parle d'enfants, on y parle de disparitions, on y parle de morts ; Penelope Green qui s'investit, une fois encore, dans une mission pendant laquelle les questions semblent ne trouver aucune réponse... Jusqu'à ce que !

Ce deuxième tome est une merveille, un joyau poli avec soin par son auteure afin de nous livrer la plus belle des pierres, qu'on ne peut plus s'empêcher de contempler et qui ne cessera de nous tourmenter (mon préccciieeuuux... !)

◆ Fantastic ! ◆

漫画・BLOOD LAD - TOME 1, Yûki Kodama

QUATRIÈME DE COUVERTURE

Loups-garous, zombies et autres créatures de la nuit ont toujours inspiré la terreur aux humains. Staz est un vampire, un vrai caïd qui règne sans partage sur un des quartiers des enfers. Mais plutôt que de jouer au suceur de sang, il préfère squatter sa console et collectionner les mangas. C'est un véritable otaku*, fan de la culture nippone ! Alors quand une jeune japonaise égarée débarque sur son territoire, il n'a plus qu'une idée en tête : en faire la pièce maîtresse de sa collection.








MON AVIS

La vache les gars ! J'ai pris un de ces pieds ! ^^
Oubliez tout ce que vous savez (ou ne savez pas) sur les mangas (漫画), parce que celui-ci sort suffisamment du lot pour tout bouleverser.

D'abord, on nous gratifie, dès le début du manga, de deux pages en couleurs. Ouais, je sais, ça se fait de plus en plus souvent, mais moi j'aime ça, alors je le dis ! Faut dire que ces deux pages couleurs ont tout de même une importance capitale : elles introduisent l'histoire qui suit d'une manière glauque et sinistre (tout ce qu'on aime), juste avant de faire s'écrouler le mythe du vampire puissant et sanguinaire (ou même celui du vampire qui scintille dès que le soleil touche sa peau... no comment !).

Bref, en deux temps, trois mouvements, nous voilà plongé au coeur du quotidien de Staz, un vampire complètement geek qui passe la majeure partie de son temps à jouer aux jeux vidéo et à lire des mangas. Bon, de temps en temps, il sort de chez lui pour casser les dents d'un type ou pulvériser un démon qui voudrait voler sa place de boss. Parce que oui, Staz est un boss. Il règne sur une partie du monde des démons et de temps temps, il doit défendre son territoire contre l'invasion ennemie.

Tout ça c'est bien joli, mais heureusement, l'histoire ne se borne pas qu'à nous raconter les déboires physiques et brutaux d'un vampire en manque de tranquilité. Non ! Non ! Non ! Le plus intéressant se produit lorsqu'une jeune fille japonaise arrive dans le monde des démons et est présentée à Staz. "J'ai l'impression de rêver ! Une humaine ! Je vais enfin rencontrer une humaine !" (ce n'est pas moi qui le dis, c'est lui ^^). Son plus grand rêve va enfin être comblé... C'était sans compter sur l'imagination de l'auteur !

Ce manga ne fait décidément pas dans le Twilight bas de gamme et ne nous sert pas une amourette facile et mielleuse à vomir. C'est même plutôt le contraire et on s'en réjouit, sinon, on aurait sans doute frôler le récit soporifique. C'est trash, c'est bourré d'humour, c'est audacieux... En gros, ça a toutes les qualités pour faire passer un EXCELLENT moment au lecteur en déroulant sous ses yeux un scénario original et totalement inattendu et, dieu merci, loin des sentiments doucereux qu'on a l'habitude de voir en ce moment dès qu'un homme et une femme se rencontrent. Bon, je vous l'accorde, Staz n'est pas un homme, c'est un vampire, mais personnellement, je lui offrirais volontiers mon cou !
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*Otaku (おたく en hiragana, ou お宅 en faisant usage du kanji) est une personne qui consacre une certaine partie de son temps à une activité d'intérieur comme les mangas, animes, les idoles japonaises, ou encore les jeux vidéo. Le terme japonais est composé de la préposition honorifique "o" () et du substantif "taku" () signifiant "maison", "demeure", le "chez-soi".
Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Otaku

◆ Please, bite me! ◆

juin 20, 2012

QUATRIÈME DE COUVERTURE

Kilala adore les histoires de princesses Disney. 
Un jour, elle rencontre un jeune garçon, Rei, qui possède une couronne magique. Son destin va alors changer. Guidés par cette couronne, ils se retrouvent dans un autre monde... qui n'est autre que celui de Blanche-Neige !










MON AVIS

Euh...
Attendez...
Accordez-moi deux petites secondes...

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Aaah ! J'avais besoin de pousser un petit cri de minette exaltée ! 
Ça va beaucoup mieux, merci :)

Et d'ailleurs, qu'on se rassure, le côté minette de ce manga s'arrête là. Méfiez-vous de sa couverture Barbapapa, de son héroïne aux cheveux tout "Raiponcés" et de ce préjugé malsain mais tout naturel "Un manga avec des personnages Disney ? Bah ça doit être vachement c**-c** !".

Eh bien non ! Moi, Ardanüel, pourfendeur des malhabiles et défenseur de ce nouveau manga, je m'inscris en faux ! Non, Princesse Kilala n'est pas c**-c** du tout ! En fait, c'est tout simplement une petite BOMBE !

D'abord, le lecteur est entraîné dans l'ambiance bon enfant et joyeuse des premières pages. Kilala est une jeune fille enjoué, pleine de vitalité, débordante de joie de vivre, et elle le partage bien. Mais heureusement, on ne se contente pas d'avancer bêtement dans une histoire niaise et sans intérêt. Très vite, le mystère s'installe : une énigmatique et ténébreuse porte fait son apparition ; un garçon évanoui surgit de nulle part (et il s'appelle Rei en plus, l'argument de choc quoi !) ; une somptueuse couronne jaillit, comme provenue du plus merveilleux des contes de fées ; deux hommes emmitouflés dans de lugubres par-dessus poignent le bout de leur nez... et les choses sérieuses commencent !

Le style est grisant, agile et détonant. Que dis-je ! Mieux vaut plutôt parler de styles, au pluriel (ben si, j'ai mis un s et en plus, je l'ai souligné). Car les auteures ont savamment distillé de précieux ingrédients tout au long de ce manga : de l'action (fortement dosée), de l'humour (généreusement exposé... et efficace en plus), des sentiments (raisonnablement exsudés).

Le dessin est dynamique, ponctué d'une ribambelle de petits ajouts humoristiques qui ajoutent un trait de "pragmatisme lecturial" au coeur même de l'ouvrage.

Vous voulez encore plus de raisons de l'acheter ?

1. Diantre, que Rei est magnifiquement beau !
2. Il y a des princesses Disney sur la couverture, ça veut forcément dire qu'il y en a aussi à l'intérieur, et ce thème est exploité de manière... DIABLEMENT drôle et efficace.
3. Quand Ardanüel dit que quelque chose est bien, c'est forcément bien, alors éteignez votre ordinateur et allez acheter ce manga TOUT DE SUITE !

Fin de citation :)

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Auteures : Nao Kodaka et Rika Tanaka
Date de parution 13 juin 2012
Editeur : Pika Edition
Nombre de pages : 164
Prix France : 7,05 €
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- Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii* -
*Traduction (pour les non-minettophones) : Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.




juin 16, 2012


QUATRIÈME DE COUVERTURE

Jacob portman écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand-père, un juif polonais qui a été recueilli par la directrice d'un orphelinat pour enfants "parficuliers", situé sur une île du pays de Galles.. Un soir, Jacob trouve son grand-père mortellement blessé par une créature qui s'enfuit sous ses yeux. Bouleversé, Jacob part en quêtre de vérité sur l'île. en découvrant le pensionnat en ruines, il n'a plus aucun doute : les enfants particuliers ont réellement existé. Mais étaient-ils dangereux ? Et pourquoi vivaient-il ainsi reclus, cachés de tous ?





MON AVIS

Monumental !
Épique !
Merveilleux !

Je sors d'un roman qui m'a totalement troublé et m'a fait chaviré au gré des eaux sombres et mystérieuses de l'histoire. Une histoire qui, sous des airs légers de jeunesse insouciante, révèle une intrigue forte et ébouriffante.

Dès les premières pages, le ton est donné : le mystère sera la clé de voûte du roman tout entier. Jacob Portman nous livre la narration de son histoire, de ce qu'il a vécu d'extraordinaire, à l'instant même où il s'était "résigné à vivre une vie ordinaire". Tout au long de son récit, Jacob ponctue ses propos en se référant à des photographies qu'il a aperçu dans le passé, ou qu'il découvre en même temps que le lecteur. Car oui ! Une des grandes particularités (et force) de ce roman, est d'être rédigé à l'imparfait et au passé composé. Le lecteur n'a d'autres choix que d'être happé par le déroulement des évènements, qui se font de plus en plus oppressants, et d'être totalement immergé dans les arcanes d'un monde aussi impénétrable qu'énigmatique.

Et de mémoire de lecteur, on a jamais vu ça ! Les photos, insérées au coeur de scènes clés, parviennent à nous mettre mal à l'aise, à nous arracher un sentiment d'effroi ou à nous glacer les sangs (surtout quand on apprend que... euh enfin... non, je n'ai rien dit ^^).

Balancé au rythme d'une narration pétulante, le lecteur va de révélation en révélation, ne boudant aucun plaisir à en apprendre plus sur les enfants particuliers et sur la vie passée du grand-père de Jacob. Plus marquant encore, le roman permet de plonger dans un passé beaucoup plus réaliste, teinté d'une horreur vraie : la deuxième guerre mondiale.

Il est parfois difficile de rédiger un résumé sans trop en révéler et c'est un peu le cas pour Miss Peregrine et les enfants particuliers. Le moindre petit détail s'emboîte dans un vaste réseau d'indices et de découvertes qui, pris individuellement, gâcheraient le plaisir et la stupéfaction de la révélation finale. Un final, ma foi, des plus grandioses. Aussi lugubre que le roman tout entier, mêlé cette fois, à une flopée de sentiments poignants et d'émotions bouleversantes.

Un roman qui peut se targuer d'arracher à l'être-humain quelques pensées philosophiques ; de réfléchir, à travers une approche fantastico-jeunesse, aux atrocités dont l'être humain se rend coupable pour parvenir à ses aspirations, ou tenter d'échapper à ce qui le terrorise le plus.

Une histoire qui laisse sans nul doute présager un deuxième tome, que je m'empresserai de découvrir avec une frénésie non contenue.

Dernière petite info : Les droits du roman ont été acquis par Tim Burton et un film est prévu pour 2013 (oh oui ! oh oui ! oh oui !). En attendant, vous pouvez retrouver la bande-annonce du livre juste... ci-dessous :) (sous-titrée par moi, soyez indulgents ^^).



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Auteur : Ransom Riggs
Date de parution : 31 mai 2012
Editeur : Bayard Jeunesse
Nombre de pages : 438
Prix France : 14,50 €
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- BIG COUP DE COEUR -


avril 28, 2012

LA SÉLECTION, de Kiera Cass

QUATRIÈME DE COUVERTURE

Elles sont Trente-cinq jeunes filles : La "Sélection" s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le coeur du prince Maxon, l'héritier du trône.
Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l'oeil des caméras...
Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés...


MON AVIS

Qui n'a jamais rêvé de vivre sous le feu des projecteurs, ne fut-ce que quelques instants, afin de goûter à une éphémère célébrité ?
Qui n'a jamais désiré rencontrer un homme séduisant et célèbre, prince de surcroît, et d'avoir une chance sur 35 de devenir son épouse ?
Pas America Singer en tout cas !

La "Sélection", ce jeu de télé-réalité à l'issue duquel le prince d'Illeà choisit sa dame et convole en justes noces avec elle, America ne s'y inscrit que pour trois raisons : la première, parce que sa famille lui promet un minimum d'autonomie financière si elle s'y inscrit ; la deuxième, parce que son petit ami, Aspen, lui force la main et finit de toutes façons, pour quelques orgueilleuses raisons, par rompre avec elle ; la troisième, parce qu'elle n'a aucune chance d'être retenue. C'est vrai quoi, qui voudrait d'une simple Cinq pour Reine ?

Ah oui ! Posons le décor, si vous le voulez bien :)
Nous sommes aux alentours des années 2300. Les États-Unis ont sombré dans l'oubli et de leurs ruines est née Illeà, une monarchie au coeur de laquelle les castes jouent un rôle important.
Il existe huit castes, chacune recensant les habitants d'Illeà selon leur niveau de richesse ou de pauvreté (la caste 1 étant la plus aisée et la 8, la plus misérable).
America est une Cinq, elle fait partie de la caste des musiciens. Sa famille ne peut se permettre aucun loisirs mais leurs assiettes sont plus ou moins remplies tous les jours.
Ce qui n'est pas le cas d'Aspen, son petit-ami, un Six chargé de travailler pour toutes les castes supérieures à la sienne, sans jamais protester.

Une atmosphère dystopique pour un roman qui va vite revêtir des traits d'indignation et de scandales. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que Kiera Cass est une auteure de talent !
Je vous l'accorde, vu comme ça, l'histoire a l'air un peu nian-nian. Mais ceux qui me suivent savent que les "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" ne me siéent guère. Sous ses airs bonhommes, ce premier tome d'une future trilogie dissimule de cinglantes valeurs, dénonçant les clivages iniques d'une société futuriste égoïste, aux considérations presque uniquement mercantiles (hmm... peut-être pas si futuriste que ça finalement).

Au-delà de ces messages reposant sur la reconsidération de la place de l'homme dans le monde, Kiera Cass nous livre un récit incroyablement palpitant et frénétique. C'est bien simple, au moindre petit moment libre, j'en profitais pour me (re)plonger dans l'histoire, ne fut-ce que pour avancer d'une page ou deux, tant l'envie d'en savoir plus était forte, puissante, prenante... dévorante !

Mais diantre ! 
Que de frustration en fin de roman !
Il faut dire que j'étais persuadé d'avoir aperçu 353 pages. Arrivé page 333, j'étais tout sourire, content d'avoir encore une vingtaine de pages à dévorer.
Et à peine 10 pages plus loin... BAM ! Une fin brutale, qui sonnait, page 343, le glas d'une histoire qui était en train de déchaîner les passions (les miennes, en tout cas ^^).

Bref, un excellent roman, qui, malgré quelques points qui m'ont paru un peu trop farfelus (et que je ne citerai pas pour n'influencer personne) m'a littéralement hypnotisé et m'a repu d'une littérature rafraîchissante et exaltante.

Une mention toute particulière pour Madeleine Nasalik, la traductrice du roman, qui pour la deuxième fois, a réussi à me séduire avec un vocabulaire riche et une traduction fluide et dynamique. Du grand ART !

Et pour le plaisir des yeux, la sulfureuse Ursula vous livre son avis dans une vidéo... bien à son image ^^


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Auteure : Kiera CASS
Date de parution : 12 avril 2012
Editeur : Robert Laffont (Collection R)
Nombre de pages : 343
Prix France : 16,90 €
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- WONDERFUL -

mars 26, 2012

LA FILLE DE BRAISE ET DE RONCES, de Rae Carson

QUATRIEME DE COUVERTURE

Princesse d'Orovalle, Elisa est l'unique gardienne de la Pierre Sacrée.
Le jour de ses seize ans, son père la marie à un souverain de vingt ans son aîné. Elisa commence alors une nouvelle existence, dans un royaume de dunes menacé par un ennemi sanguinaire prêt à tout pour s'emparer de sa Pierre Sacrée.
Délaissée, humiliée, la princesse devra s'affirmer au milieu des intrigues de la cour, du grondement d'une guerre inévitable et des mirages de l'amour. Il lui faudra puiser en elle le courage nécessaire à sa survie et à celle de son peuple. Accepter enfin d'être l'Élue de son propre destin...

Date de parution : 9 février 2012
Editeur : Robert Laffont (Collection R)
Nombre de pages : 401
Prix France : 14,90 €

MON AVIS

Attendez...
Accordez-moi encore quelques instants...
Le temps de me débarrasser des dernières étoiles qui forment un voile devant mes yeux...

Wouh !
Je reviens de loin, emporté dans des contrées aux paysages qui n'avaient rien de révolutionnaire, mais qui ont su me bercer au gré d'une histoire tantôt gracieuse et délicate, tantôt haletante et alarmante.

Les premières pages, d'ailleurs, démarrent sur les chapeaux de roue. L'auteure nous présente, avec force brusquerie, sa jeune héroïne : Elisa, princesse de son état, fille du Roi d'Orovalle.
Mais n'entendez pas par "brusquerie" que la présentation est amenée de façon maladroite, bien au contraire. Dès les premiers mots, Rae Carson nous sublime d'une plume acérée, d'un humour cinglant et d'un vocabulaire ironiquement délicieux.
Elisa est loin d'être un modèle de beauté et elle le sait. Portée sur la nourriture, elle se retrouve bien souvent engoncée dans des tenues ne laissant aucune place au doute sur ses formes. Timide, peu encline à s'intéresser aux affaires du Royaume, elle passe une grande partie de son temps dans les cuisines, à rire et à goûter d'innombrables plats, en compagnie d'Aneaxi, sa dame d'atour, et de Ximena, sa nourrice.
Une jeune fille banale (si elle n'était princesse), qui mène une vie banale.
Le Destin, cependant, a décidé, lorsqu'elle n'était encore qu'un nouveau-né, qu'Elisa n'était pas si banale que ça et lors d'une cérémonie toute particulière, Il a greffé au coeur de son nombril, une Pièrre Sacrée, éclatante d'un bleu nacré : la Pierre des Élus.

Elisa n'est donc pas une princesse comme les autres et ça tombe plutôt bien, parce que ce roman n'est pas un roman comme les autres :)

Je n'en dirai pas plus en ce qui concerne le résumé. D'abord parce que j'ai horreur de rédiger des chroniques à rallonge dans lesquelles la moitié du roman y est détaillée, et ensuite parce que La Fille de Braises et de Ronces mérite que le lecteur s'y plonge dénué de toute expectation.
Néanmoins, je vais vous livrer, tel un secret des plus précieux, mes impressions sur cette lecture enflammée.

L'héroïne est on ne peut plus attachante, sa force de caractère, d'abord peu présente et plutôt effacée, se révèle et s'intensifie à mesure que tournent les pages. Sa bravoure atteint des sommets, pour finalement n'avoir d'égal que son espoir, et son courage prend vie au coeur d'un conflit porté aux nues par ceux qui en sont à l'origine.

C'est d'ailleurs à travers ce conflit, dont les bases sont jetées dès les premières pages, que l'inquiétude du lecteur va résonner et se propager à mesure qu'avance le récit. Car si ce roman tombe souvent d'une manière légère dans la soie et le coton, il n'est pas en reste d'action, de dynamisme et d'agitation, réservant au lecteur quelques scènes chocs, au beau milieu d'un tumulte exaltant.

Rae Carson a du talent, et elle nous l'expose comme une feuille blanche en plein soleil, en nous offrant une plume sensible, délicate, tourbillonnante et finement ciselée, à travers une panoplie de scènes habiles et ensorcelantes.

Et même si, pendant quelques chapitres, il m'a semblé que le roman tirait un peu en longueur, il a suffi que j'en tourne les dernières pages pour comprendre que les Braises du récit continuaient à posséder mon esprit et à l'embrumer d'un florilège de questions qui, je l'espère, trouveront leur réponse dans le tome 2... en octobre 2012 !

Pour terminer, une distinction pour la traductrice, Madeleine Nasalik, qui a fait un travail formidable. Je n'avais pas la version originale sous les yeux, mais j'imagine que la puissance de la plume de Rae Carson aurait été bien pâle, si elle n'avait pas été aussi fidèlement reproduite (j'espère pouvoir faire aussi bien, quand j'aurai terminé mes études ^^)

- OH MY GOD ! -



février 29, 2012

QUATRIEME DE COUVERTURE 


Suite du tome 1 (lien vers la chronique).
Pas de quatrième de couverture pour éviter le moindre spoil.





Date de parution : 03 mars 2011
Editeur : SYROS (Soon)
Nombre de pages : 319
Prix France : 16,50 €

MON AVIS

Attention, vous ne trouverez dans cette chronique, aucun résumé ou allusion au contenu de l'histoire. La raison en est toute simple : certains visiteurs pourraient, volontairement ou non, avoir envie de connaître mon avis sur ce tome 2 avant d'avoir eux-mêmes lu le premier tome et il serait dommage qu'une partie de l'intrigue leur soit révélé de cette manière.

D'autant que l'intrigue, ici, est particulièrement forte !

Bon, pendant une grande partie du roman, j'ai cru que j'allais être déçu. L'action est beaucoup moins présente et l'ambiance lourde d'angoisse que j'avais tellement appréciée dans le premier tome est beaucoup moins mise en exergue. J'avoue que quelques fois, le défilement des pages m'a paru un peu long... jusqu'à la révélation finale !

Si une bonne moitié du roman flotte sur une eau calme et sereine, l'autre moitié, elle, peine à garder son équilibre dans un océan ravagé par une tempête chargée de complots, de haine et de vengeance.

L'histoire bifurque soudainement pour plonger dans des eaux encore plus sombres et faire chavirer le lecteur au coeur d'un entrelacs d'évènements plus révoltants les uns que les autres. On a envie de hurler, de frapper du poing, de se soulever et de prendre part à la bataille pour rétablir une certain équilibre dans cet univers où règne un véritable chaos.

Mais la dure loi de la littérature, c'est qu'il est impossible d'interagir avec le monde qui se déroule sous nos yeux. Impuissants, on assiste donc à une succession de scènes de plus en plus effroyables

Vers la fin du roman enfin, l'action se précise, le rythme devient haletant et nous entraîne vers une scénario cauchemardesque qui nous fera nous tortiller d'impatience et de regrets.

Puis, vient le moment de l'ultime révélation. Le voile levé, le lecteur reste pantois. La stupéfaction est colossale, la consternation extrême.

Une fin magistrale pour une oeuvre en deux volets qui mérite d'être lue, connue et partagée par le plus grand nombre !

- SO SAD IT HAS ENDED -

février 20, 2012

漫画・ONE PIECE, TOME 1 de Eiichiro Oda

RESUME

Luffy, un garçon espiègle, rêve de devenir le roi des pirates en trouvant le " One Piece ", un fabuleux trésor. Par mégarde, Luffy a avalé un jour un fruit démoniaque qui l'a transformé en homme caoutchouc. Depuis, il est capable de contorsionner son corps élastique dans tous les sens, mais il a perdu la faculté de nager.Avec l'aide de ses précieux amis, dont le fidèle Shanks, il va devoir affronter de redoutables pirates dans des aventures toujours plus rocambolesques.


Date de parution : Septembre 2000
Editeur : GLENAT
Nombre de pages : 207
Prix France : 6,90 €


MON AVIS

Bon, depuis le temps qu'on me parle de ce manga comme étant THE MUST-HAVE mangaesque, il était bien temps que je m'y mette.

Et là, maintenant, tout de suite, trois mots me viennent à l'esprit : Excellent ! Excellent ! Excellent ! (et si je n'avais pas une préférence pour les chiffres impairs, j'en rajouterais même un quatrième).

Ce manga est une petite bombe à lui tout seul. L'histoire est ultra-dynamique, ultra-distrayante et ultra-ébourriffante (là aussi, je m'arrêterai à trois ^^).

Le lecteur, qui accompagne Luffy dans ses aventures, est bringuebalé d'un rebondissement à un autre sans que jamais, il ne franchisse la limite de l'excessif. Aucune scène n'est farfelue, aucune case ne laisse place à l'ennui. On se distrait, on s'amuse, on se déride et on se réjouit (ah tiens, y en a quatre cette fois).

Le tracé de Eiichiro Oda est espiègle et enjoué. Les expressions des personnages sont aussi variées que fascinantes : tantôt la colère étant presque palpable sur leur visage, tantôt la joie éclairant radieusement leurs traits, ou encore tantôt, une légère et subtile touche de virilité pouvant leur offrir une attitude sensuelle et sexy (surtout Luffy ^^).

L'auteur ne manque absolument pas d'humour. Ce premier tome de ONE PIECE en est régulièrement ponctué et nous fait constamment sourire tout en nous offrant une histoire gorgée d'action et de péripéties.

Rien ne manque !
Le moindre ingrédient est présent pour plaire à n'importe quel lecteur : humour, ironie, malice, action, combat, fantastique...

Rien de moins qu'un pur régal... et cette même phrase qui revient à la fin de chaque chapitre : 
"La vache, c'est trop MORTEL !"

- Juste TROP GEANT quoi ! -