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novembre 16, 2013

漫画・TOKYO GHOUL - TOME 1, Sui Ishida

L'HISTOIRE

Des créatures désespérées se tiennent tapies dans les profondeurs de Tokyo…
Cachées au milieu de la foule, chassant les humains pour se nourrier de leur chair, elles sont connues sous le nom de "Goules"…
En croisant la route de l'une de ces créatures, un adolescent verra la roue de sont destin tourmenté se mettre en mouvement…






Cerveauuuuu… Cerveauuuuuuu !
J’ai découvert ce manga tout à fait par hasard et le moins que je puisse dire, c’est que ma transformation a été immédiate. Dès les premières pages, on s’attache au personnage principal, Ken Kaneki, un garçon qui a l’air un peu paumé et dont le destin va basculer lorsqu’il va rencontrer Lize Kashimiro, une séduisante jeune fille qui fait palpiter son cœur depuis quelques jours, chaque fois qu’il la croise… Mais méfiez-vous des apparences !

De l’horreur et de l’effroi présentés par un dessin au trait violemment expressif, et brutalement addictif. Ce premier tome, qui sert surtout à mettre l’histoire en place,  transsude d’épouvante, de malaise, de dégoût, de talent et de réalisme (même si on sait que les goules, ça n’existe pas. Enfin… je crois). De quoi donner envie de se plonger dans la suite qui, heureusement, est déjà disponible. Affaire à suivre de près, donc !


février 03, 2013

漫画・JUDGE - TOME 1, Yoshiki TONOGAI

L'HISTOIRE
Après avoir indirectement causé la mort de son propre frère, Hiro vit rongé par le remords. Deux ans ont passé quand il se réveille soudain dans le noir, menotté et coiffé d'un mystérieux masque de lapin. Au bout d'un couloir, le corps sans vie d'un adolescent, et sept autres victimes terrifiées, enfermées dans une étrange salle de tribunal.
Mais aucun d'entre eux n'est vraiment innocent... À la fois juges et bourreaux, ils devront choisir toutes les douze heures celui d'entre eux qui sera sacrifié.









Well, well, well !
Que voilà un manga qui commence -çait bien !

D'abord, la qualité de l'édition est au rendez-vous (comme toujours chez Ki-oon) : une couverture robuste, les premières pages en couleur et une impression très soignée.
Ensuite, le scénario est suffisamment glauque pour donner envie au lecteur de se pencher sur le récit. Et là aussi, les choses commencent -çaient plutôt bien.

Puisqu'il est question d'un crime commis indirectement par le personnage central, l'auteur a choisi de démarrer l'histoire en revenant sur le crime en question (une très bonne idée parce que trop de flashbacks auraient sans doute hacher le déroulement du récit). Après une courte introduction, nous voici donc plongés au coeur d'un bâtiment obscur et lugubre, à l'intérieur duquel Hiro se réveille menotté et masqué. Avec lui, huit autres adolescents et jeunes adultes, tout aussi masqués et apeurés. 
Très vite, la sentence tombe : toutes les douze heures, il va falloir choisir celui d'entre eux qui sera sacrifié et si l'un d'entre eux refuse de se plier au règles, c'est la mort pour tout le groupe.

Commence alors le jeu du Qui se ressemble s'assemble — ou les méchants avec les méchants, les gentils avec les gentils — d'un côté : de la solidarité, de l'entraide, du "On va tous s'en sortir" ; de l'autre : de la trahison, du chacun pour soi, et du Dieu pour tous. 

Et c'est là que ce premier tome, qui promettait de faire des étincelles, commence à s'embourber. On sent que l'auteur a voulu servir une histoire cohérente et des plus oppressantes, mais la mayonnaise ne prend pas. Les personnages étant nombreux, il est un peu difficile de jongler de l'un à l'autre sans s'y perdre de temps à autre, d'autant que les dialogues sont servis, à mon sens, de manière un peu trop brouillonne. De plus, les huit victimes sont toutes assez vides et ronflantes. Il n'y a pas vraiment de surprise, pas d'étonnement, pas de frisson. Le côté sinistre du scénario aurait pu apporter un cachet dramatique au récit, mais il se découd beaucoup trop vite, notamment à cause d'une bonne dose de longueurs qui font décrocher le lecteur d'une ambiance qui devrait le tenir en haleine... et c'est assez dommage pour un manga qui avait l'air aussi prometteur.

Restent la qualité du dessin, irréprochable de sobriété et de mélancolie et la fin trépidante et suspenseful, qui donne tout de même envie d'ouvrir le tome 2 pour savoir ce qu'il advient de... (krrrrr !)

Ce que j'ai fait ! J'ai ouvert le tome 2... Je l'ai lu... Et je vous livrerai mon avis très bientôt. En attendant, ce premier tome reste une mini-déception, la première de l'année, en terme de manga.

JUDGE, TOME 1
ジャッジ
Yoshiki TONOGAI
Editions Ki-oon
244 pages
7,65 euros

- Not really, no... -




février 02, 2013

漫画・PANDORA HEARTS - Tome 1, Jun Mochizuki

L'HISTOIRE
Oz Vessalius, 15 ans, est l'héritier d'un des quatre grands duchés du pays. Le jour de sa cérémonie de passage à l'âge adulte, des bourreaux masqués le précipitent dans un monde sombre et confus, l'Abysse, pour un crime dont il ignore tout.
Dans cette prison à l'écart du temps, il rencontre Alice, une jeune fille aux pouvoirs mystérieux, qui lui propose de nouer un pacte pour l'arracher à ce cauchemar. Mais l'organisation secrète Pandora, qui a pour mission de lever le voile sur les mystères de l'Abysse, attend son retour de pied ferme...







Généralement, quand je découvre un manga, c'est parce que j'ai flashé sur une couverture ou que je n'en ai entendu que du bien. Pour Pandora Hearts, les choses ont été légèrement différentes : c'est en regardant le premier épisode de l'adaptation en anime (アニメ) que je me suis dit "DAMN ! Il me faut ce manga !". Et je pense avoir bien fait ^^

L'ambiance pesante et oppressante de l'anime est tout aussi présente dans le manga. Un manga empreint de mystère et balancé au rythme d'une taraudante mélodie qui entraîne le lecteur dans les mêmes sentiments interrogatifs que le personnage, Oz Vessalius.

L'atmosphère bon enfant des premières pages s'alourdit rapidement lorsque les so-called Maîtres de l'Abysse surgissent en pleine cérémonie pour envoyer Oz au coeur des ténèbres. Il est accusé d'un crime dont il ignore tout et qui, selon le personnage encapuchonné qui rend son jugement, se résumé à sa seule existence.

À partir de ce moment, tout bascule et le manga dérive vers un environnement plus sombre et plus mystérieux, mais aussi plus captivant. Le personnage d'Alice, démon qui réussit à sortir de l'Abysse grâce à Oz lui-même, suffit à plonger le lecteur dans l'énigmatique la plus profonde. On s'interroge sur les desiderata d'une telle "créature", sur ce qu'elle est vraiment et ce qu'elle attend de Oz.

Si vous avez aimé Alice aux pays des merveilles, version Tim Burton, vous adorerez ce manga ! Non pas qu'il s'agisse d'une énième adaptation, mais l'auteur s'est clairement inspiré de l'univers créé par Lewis Carroll pour écrire son histoire. Ici et là, se cachent plus ou moins subtilement quelques relevances avec le monde enchanté d'Alice (tiens, ne serait-ce pas le nom de notre démon surgi de l'Abysse ?), même si, en l'occurrence, les choses sont beaucoup moins enchanteresses, beaucoup moins colorées et beaucoup moins joviales que dans le conte original.

Un premier tome des plus exquis, servi par un graphisme sobre, mais direct et efficace ! Un vrai potentiel pour une série qui promet d'être explosive !

Pandora Hearts, Tome 1
パンドラハーツ
Jun Mochizuki
Editions Ki-oon
208 pages
7,65 euros

- SUPER - 




février 01, 2013

漫画・FAIRY TAIL - Tome 2, Hiro Mashima

L'HISTOIRE
Dans l'univers des guildes de magiciens, une seule rassemble les éléments les plus incontrôlables, la guide de Fairy Tail ! Dans celle-ci, on retrouve Natsu le manipulateur de feu, Happy le chat, Grey le magicien exhibitionniste, Loki le séducteur et Kanna l'alcoolique...
Lucy, la constellationniste, débute... Pour sa première mission, elle fait équipe avec Natsu et Happy. Le client serait... un voleur ?!
Les choses sérieuses commencent !









Eh bien ! Voilà un sacrément bon deuxième tome qui n'a rien à envier à son prédécesseur. Au contraire même, ce deuxième volume prend rapidement son élan pour dépasser, en terme d'action, de découvertes et de magie, les premiers chapitres qui avaient introduit l'histoire.

Une histoire, qui prend bien vite une tournure inattendue avec la première mission de Lucy qui accepte, bien malgré elle, de faire équipe avec Natsu. Les voici donc lancés à la recherche d'un livre mystérieux, le DAY BREAK, supposé volé par le comte Ebar, et dont le client a réclamé la destruction totale. La demeure du comte Ebar est imposante, tout comme ses soubrettes qui ont tendance à être un tantinet... spéciales ! ^^

Bref ! Ça, ce sont les bases de cette nouvelle histoire qui reprend, en réalité, exactement là où le premier tome s'était arrêté (ce qui est plutôt agréable). Mais ce n'est qu'une infime partie de ce que renferme ces 9 nouveaux chapitres de Fairy Tail. Humour, magie, action et trahison sont les mots clés du scénario tout au long des 192 pages du manga. L'auteur a même réussi à y glisser un peu d'émotions.

Dans les dernières pages, l'ambiance se fait plus glauque et l'humour se dissipe peu à peu pour coller à la gravité de la situation. Car une ancienne guilde, dissolue et rebelle, pourrait bien être en train de comploter le plus lugubre et machiavélique des crimes.

Un manga bien tenu, bien dessiné et bien écrit qui n'apporte que du plaisir !

Fairy Tail - Tome 2
Hiro Mashima
Pika Edition
192 pages
6,95 euros
- Excellent -


janvier 30, 2013

漫画・IKIGAMI (Préavis de mort) - Tome 1, Motorô Mase

L'HISTOIRE
Dans ce pays, tous les enfants sont vaccinés à leur entrée à l'école. Mais un vaccin sur mille contient une micro-capsule qui explosera entre l'âge de 18 et 24 ans, causant la mort de la jeune personne.
Un fonctionnaire a reçu pour mission de délivrer dans sa circonscription l'Ikigami, le préavis de décès annonçant qu'il ne reste plus que 24 heures avant explosion de la capsule. En suivant de près ou de loin le sort des hommes et des femmes à qui il vient annoncer la mort, il en vient à se poser des questions interdites sur la légitimité de cette "Loi pour la Prospérité Nationale".




Qui eut cru qu'un manga, non content d'être captivant, puisse se révéler émotionellement puissant ?! Qui eut cru qu'un manga, non content d'être émotionnellement puissant, puisse me faire verser quelques larmes, comme si la douleur des personnages m'appartenait, ou m'accompagnait ?!
Qu'on y croie ou pas, c'est bel et bien ce que ce premier tome d'Ikigami m'a fait subir.

Sans guère nous laisser le temps de prendre nos marques, l'auteur nous plonge dès les premières pages dans le vif du sujet : une série de vaccins ; quelques milliers de capsules mortelles injectées ; une directrice d'école qui annonce à des enfants insouciants que plusieurs d'entre eux mourront avant d'atteindre les 24 ans... Ça a de quoi vous glacer les sangs !

Côté lugubre, l'histoire ne s'arrête pourtant pas là et nous délivre une kyrielle d'informations plus abominables les unes que les autres au sujet de ces fameuses capsules et de leurs victimes. Tout ceci, à travers les yeux d'un honnête fonctionnaire qui, en remettant aux martyrs leurs Ikigami, leurs préavis de mort, ne fait finalement qu'accomplir ses tâches quotidiennes. 

Oui mais voilà ! L'empathie s'empare clairement du lecteur qui se révolte intérieurement contre une peine de mort appliquée sans justice et de manière tout à fait aléatoire. Tout au long des 208 pages, ce n'est que dégoût d'un pareil système, rejet d'une société aussi débonnaire et malaise face à la mort imminente de ces jeunes qu'on apprend à connaître durant leurs dernières 24 heures.

Le manga est divisé en deux parties, qui se concentrent sur deux personnages différents. Deux personnages qui ont chacun leurs histoires, leurs expériences et leurs souffrances intérieures. Deux personnages dont les derniers instants s'emparent des sentiments du lecteur pour les mettre à vif et les exacerber. Deux personnages, pour deux histoires qui sont allées chercher toute mon humanité et l'ont écorchée vive avec leur lot de souffrances et de chagrin.

Un joyau, un chef-d'oeuvre manga-esque qu'on ne peut que conseiller, à condition d'avoir le coeur bien accroché !

Ikigami (Préavis de mort), Tome 1
イキガミ
Motorô Mase
Editions Kazé
208 pages
7,99 euros
- Really powerful and emotional ! -

janvier 02, 2013

漫画・BLUE EXORCIST - TOME 1, Kazue Kato

QUATRIÈME DE COUVERTURE

Quand il apprend qu'il est le fils de Satan, et que son père adoptif s'est sacrifié pour le sauver, Rin décide de devenir exorciste à son tour. Mais comment gagner la confiance des autres quand on peut, en dégainant simplement son épée, libérer une puissance infernale ?












BLUE EXORCIST... Ou comment terminer 2012 et commencer 2013 en beauté !

Tout commença dans une librairie. Une très grande librairie. Une librairie dans laquelle les manga ne manquent pas. En tête de l'un des rayons de cette librairie, quelques tomes d'un manga à la couverture très attirante, mais dont j'ignorais tout (du manga, pas de la couverture). Bref ! Avide de nouvelles découvertes, je décidai de me lancer et d'ajouter ce manga à mon panier (réel, pour une fois ^^). Eh bien waw quoi ! Je ne le regrette absolument pas !

De tous les manga que j'ai pu lire jusqu'à présent, BLUE EXORCIST est certainement celui qui m'a le plus captivé ! Bon, je le reconnais, je suis encore novice en la matière, il n'empêche que l'histoire m'a totalement transporté, au point de regretter que les pages ne soient pas trois fois plus nombreuses.

Que je vous résume la bricole en quelques mots : BLUE EXORCIST, c'est l'histoire de Rin Okumura, un mec plus ou moins paumé qui n'est apparemment pas doué pour grand-chose. Recueilli lorsqu'il était enfant par le Père Fujimoto, il vit avec son frère jumeau, Yukio, dans un Monastère de l'Église de la Croix Vraie. Rien de bien excitant me direz-vous... Jusqu'à ce que Rin découvre qu'en réalité, il est le fils de SATAN et que celui-ci cherche à le récupérer...

OK ! Je n'ai pas dit beaucoup plus que dans la quatrième de couverture, mais en dire plus, ce serait trop en dire ! Tout ce qu'il faut vous savoir, c'est que le scénario est extrêmement riche, les personnages, ultra-attachants et réalistes, et la trame terriblement puissante ! D'un bout à l'autre du manga, j'ai eu l'impression de regarder un film par lequel j'étais totalement absorbé. Tout y est : une histoire cohérente et passionnante, de l'action, de l'humour subtil et intelligemment utilisé, de la magie, des démons, de la force ténébreuse... QUE DE BONS INGRÉDIENTS !

Un manga d'une TRÈS GRANDE QUALITÉ, d'où découle une lecture enflammée !
À offrir et à VOUS offrir les yeux fermés !

Maintenant si vous le permettez, j'ai un tome 2 à aller acheter ^^

- Best 漫画 so far -


août 31, 2012

漫画・BLOOD LAD - TOME 1, Yûki Kodama

QUATRIÈME DE COUVERTURE

Loups-garous, zombies et autres créatures de la nuit ont toujours inspiré la terreur aux humains. Staz est un vampire, un vrai caïd qui règne sans partage sur un des quartiers des enfers. Mais plutôt que de jouer au suceur de sang, il préfère squatter sa console et collectionner les mangas. C'est un véritable otaku*, fan de la culture nippone ! Alors quand une jeune japonaise égarée débarque sur son territoire, il n'a plus qu'une idée en tête : en faire la pièce maîtresse de sa collection.








MON AVIS

La vache les gars ! J'ai pris un de ces pieds ! ^^
Oubliez tout ce que vous savez (ou ne savez pas) sur les mangas (漫画), parce que celui-ci sort suffisamment du lot pour tout bouleverser.

D'abord, on nous gratifie, dès le début du manga, de deux pages en couleurs. Ouais, je sais, ça se fait de plus en plus souvent, mais moi j'aime ça, alors je le dis ! Faut dire que ces deux pages couleurs ont tout de même une importance capitale : elles introduisent l'histoire qui suit d'une manière glauque et sinistre (tout ce qu'on aime), juste avant de faire s'écrouler le mythe du vampire puissant et sanguinaire (ou même celui du vampire qui scintille dès que le soleil touche sa peau... no comment !).

Bref, en deux temps, trois mouvements, nous voilà plongé au coeur du quotidien de Staz, un vampire complètement geek qui passe la majeure partie de son temps à jouer aux jeux vidéo et à lire des mangas. Bon, de temps en temps, il sort de chez lui pour casser les dents d'un type ou pulvériser un démon qui voudrait voler sa place de boss. Parce que oui, Staz est un boss. Il règne sur une partie du monde des démons et de temps temps, il doit défendre son territoire contre l'invasion ennemie.

Tout ça c'est bien joli, mais heureusement, l'histoire ne se borne pas qu'à nous raconter les déboires physiques et brutaux d'un vampire en manque de tranquilité. Non ! Non ! Non ! Le plus intéressant se produit lorsqu'une jeune fille japonaise arrive dans le monde des démons et est présentée à Staz. "J'ai l'impression de rêver ! Une humaine ! Je vais enfin rencontrer une humaine !" (ce n'est pas moi qui le dis, c'est lui ^^). Son plus grand rêve va enfin être comblé... C'était sans compter sur l'imagination de l'auteur !

Ce manga ne fait décidément pas dans le Twilight bas de gamme et ne nous sert pas une amourette facile et mielleuse à vomir. C'est même plutôt le contraire et on s'en réjouit, sinon, on aurait sans doute frôler le récit soporifique. C'est trash, c'est bourré d'humour, c'est audacieux... En gros, ça a toutes les qualités pour faire passer un EXCELLENT moment au lecteur en déroulant sous ses yeux un scénario original et totalement inattendu et, dieu merci, loin des sentiments doucereux qu'on a l'habitude de voir en ce moment dès qu'un homme et une femme se rencontrent. Bon, je vous l'accorde, Staz n'est pas un homme, c'est un vampire, mais personnellement, je lui offrirais volontiers mon cou !
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*Otaku (おたく en hiragana, ou お宅 en faisant usage du kanji) est une personne qui consacre une certaine partie de son temps à une activité d'intérieur comme les mangas, animes, les idoles japonaises, ou encore les jeux vidéo. Le terme japonais est composé de la préposition honorifique "o" (お) et du substantif "taku" (宅) signifiant "maison", "demeure", le "chez-soi".
Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Otaku

◆ Please, bite me! ◆

juin 20, 2012

QUATRIÈME DE COUVERTURE

Kilala adore les histoires de princesses Disney. 
Un jour, elle rencontre un jeune garçon, Rei, qui possède une couronne magique. Son destin va alors changer. Guidés par cette couronne, ils se retrouvent dans un autre monde... qui n'est autre que celui de Blanche-Neige !










MON AVIS

Euh...
Attendez...
Accordez-moi deux petites secondes...

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Aaah ! J'avais besoin de pousser un petit cri de minette exaltée ! 
Ça va beaucoup mieux, merci :)

Et d'ailleurs, qu'on se rassure, le côté minette de ce manga s'arrête là. Méfiez-vous de sa couverture Barbapapa, de son héroïne aux cheveux tout "Raiponcés" et de ce préjugé malsain mais tout naturel "Un manga avec des personnages Disney ? Bah ça doit être vachement c**-c** !".

Eh bien non ! Moi, Ardanüel, pourfendeur des malhabiles et défenseur de ce nouveau manga, je m'inscris en faux ! Non, Princesse Kilala n'est pas c**-c** du tout ! En fait, c'est tout simplement une petite BOMBE !

D'abord, le lecteur est entraîné dans l'ambiance bon enfant et joyeuse des premières pages. Kilala est une jeune fille enjoué, pleine de vitalité, débordante de joie de vivre, et elle le partage bien. Mais heureusement, on ne se contente pas d'avancer bêtement dans une histoire niaise et sans intérêt. Très vite, le mystère s'installe : une énigmatique et ténébreuse porte fait son apparition ; un garçon évanoui surgit de nulle part (et il s'appelle Rei en plus, l'argument de choc quoi !) ; une somptueuse couronne jaillit, comme provenue du plus merveilleux des contes de fées ; deux hommes emmitouflés dans de lugubres par-dessus poignent le bout de leur nez... et les choses sérieuses commencent !

Le style est grisant, agile et détonant. Que dis-je ! Mieux vaut plutôt parler de styles, au pluriel (ben si, j'ai mis un s et en plus, je l'ai souligné). Car les auteures ont savamment distillé de précieux ingrédients tout au long de ce manga : de l'action (fortement dosée), de l'humour (généreusement exposé... et efficace en plus), des sentiments (raisonnablement exsudés).

Le dessin est dynamique, ponctué d'une ribambelle de petits ajouts humoristiques qui ajoutent un trait de "pragmatisme lecturial" au coeur même de l'ouvrage.

Vous voulez encore plus de raisons de l'acheter ?

1. Diantre, que Rei est magnifiquement beau !
2. Il y a des princesses Disney sur la couverture, ça veut forcément dire qu'il y en a aussi à l'intérieur, et ce thème est exploité de manière... DIABLEMENT drôle et efficace.
3. Quand Ardanüel dit que quelque chose est bien, c'est forcément bien, alors éteignez votre ordinateur et allez acheter ce manga TOUT DE SUITE !

Fin de citation :)

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Auteures : Nao Kodaka et Rika Tanaka
Date de parution : 13 juin 2012
Editeur : Pika Edition
Nombre de pages : 164
Prix France : 7,05 €
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- Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii* -
*Traduction (pour les non-minettophones) : Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.




juin 17, 2012

漫画・SUICIDE ISLAND, TOME 1 de Kouji Mori

QUATRIÈME DE COUVERTURE

"Si je ne peux pas mourir, je n'ai alors pas d'autre choix que de vivre."
Hospitalisé après une tentative de suicide, Sei se réveille sur une île coupée de la civilisation où la société japonaise exile les suicidaires récidivistes. Avec ses compagnons, tous plus fragiles et torturés les uns que les autres, il va devoir se battre pour survivre dans cet environnement hostile, et trouver en lui-même la force de tenir bon, coûte que coûte.







MON AVIS

Exit le fantastique ou la science-fiction, exit les arts divinatoires et les voyages dans un jeu aussi dangereux qu'irréaliste, nous voilà plongés dans une histoire sombre et lugubre, mais profondément humaine et dramatique.

Sei est un suicidaire récidiviste. C'est triste... ça fait mal... Mais l'État japonais, lui, ne s'encombre plus de ces sentiments gênants. Les tentatives de suicide sont trop nombreuses et elles coûtent cher au pays. Alors le gouvernement japonais a pris des mesures purgatives : si un individu tente de se suicider plusieurs fois, il est envoyé sur une île totalement isolée, sur laquelle il sera libéré de toute obligation envers la société japonaise (mais privé de tous les droits dont il jouissait autrefois)... En réalité, aux yeux de l'État, ces individus n'existent simplement plus !

Quand Sei ouvre les yeux, le soleil l'éblouit... Et l'horreur commence ! 
Il n'est pas seul sur cette île. Des dizaines d'autres suicidaires récidivistes y ont été envoyés aussi... et certains feront preuve de plus de faiblesse que d'autres.

Disons les choses clairement, il faut avoir le coeur bien accroché ! Non seulement certaines scènes du manga parviennent à plaquer sur votre bouche un rictus de dégoût, mais en plus, d'autres passages vous mettent suffisamment mal à l'aise pour vous donner envie de fermer ce premier tome quelques instants, juste histoire de reprendre votre souffle.

Plongé au coeur d'une nature sauvage et impitoyable, le lecteur apprend à composer avec le comportement et l'attitude complexes des personnages et c'est justement ce qui fait la force de ce manga : observer, détailler, analyser, critiquer ou condamner les conduites individuelles d'une communauté d'êtres-humains désespérés qui, livrés à eux-mêmes, vont tenter de survivre dans un monde qu'ils voulaient précédemment laisser derrière eux. Et le réalisme est au rendez-vous, offrant au lecteur un spectacle mettant en scène des personnages tantôt touchants et émouvants, tantôt abjects et pathétiques, voire ignominieux.

Un manga qui vous fera trembler d'émotion ou de répulsion, mais qui ne vous laissera en tout cas jamais indifférent !


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Auteur : Kouji Mori
Date de parution : 17 novembre 2011
Editeur : Kazé (seinen)
Nombre de pages : 180
Prix France : 7,69 €
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- Excellent -





mars 16, 2012

漫画・PSYREN - TOME 1, de Toshiaki Iwashiro

QUATRIEME DE COUVERTURE

La règle du jeu est simple : survivre !
Après avoir utilisé une mystérieuse carte téléphonique, Ageha se voit propulsé dans le monde parallèle de Psyren, une société secrète dont on dit qu'elle serait à l'origine de disparitions...
Il ne sait pas ce qu'on attend de lui !
Il ne sait pas ce qu'il attend !
Le voici enrôlé dans un jeu où il devra tout faire pour sauver sa vie et celle de ses amis !


Date de parution : 01 juillet 2011
Editeur : KANA
Nombre de pages : 208
Prix France : 6,85 €


MON AVIS


"Ce que je vais te dire n'est qu'une des nombreuses théories véhiculées sur le net, mais... Personne ne sait vraiment à quoi ressemble le mystérieux Nemesis Q. Il apparait et disparait comme de la vapeur et tous ceux qu'il aurait emmenés au paradis auraient reçu une carte rouge sembable à une carte téléphonique. En fait, tous ceux qui ont disparu ont été détenteurs de cette carte rouge..."


Lorsque Ageha entend parler de toute cette histoire, il pense d'abord à une légende urbaine, inventée de toute pièce par des personnes qui n'ont rien d'autres à faire de leurs journées... Jusqu'à qu'il entre lui-même en possession de l'une de ces mystérieuses cartes téléphoniques.
Et la tentation de l'utiliser est forte... très forte... D'autant que cinq cent millions de yens (environ cinq millions d'euros) sont promis à celui qui réussira à percé le mystère de PSYREN.

Par orgueil, Ageha introduit la carte dans une cabine téléphonique.
A ce moment-là... le cauchemar commence !
Et c'est un vrai régal pour le lecteur !

Au cours de ses 7 chapitres, ce manga charrie un subtil mélange entre action, suspense et angoisse, en nous plongeant au coeur d'un univers post-apocalyptique remarquable et terrifiant, peuplé de créatures étranges et dangereuses.

Le scénario a un petit air de déjà vu, mais l'auteur l'exploite avec brio et originalité.

Les scènes d'action sont époumonantes, le suspense, savamment distillé et la perplexité du lecteur, habilement entretenue et stimulée par des personnages énigmatiques et ambigus, desquels on ne sait totalement que penser (faut-il leur faire confiance ou pas ?)

Les illustrations, quant à elles, sont riches de détails mis en valeur par un trait nerveux et dynamique. Les expressions des personnages sont vivantes et réalistes et... diantre ! Ageha est diablement sexy :P (oui bon, c'est un personnage de manga, mais ça n'empêche pas de rêver, roooh...).

Un puissant mélange d'action, de mystère et de "science-fiction" pour un manga angoissant et inquiétant, qu'il sera difficile de ne pas dévorer, une fois les premières pages entamées.
- DÉMENTIEL ! -

mars 06, 2012

漫画・DEATH NOTE - TOME 1, de Tsugumi Ohba

RESUME

Light Yagami, un lycéen de 17 ans, excellent élève, sérieux et appliqué, entre par hasard en possession d'un étrange cahier : le Death Note.
Selon les instructions du carnet, si l'on y écrit le prénom d'une personne, celle-ci mourra d'une crise cardiaque dans les 40 secondes qui suivent. Il serait même possible de préciser la cause de la mort, s'il on est assez rapide.
Dans un premier temps, Light ne porte aucun crédit à ces instructions... jusqu'à ce qu'il fasse lui-même le test.

Date de parution : 18 janvier 2007
Editeur : Kana (Dark Kana)
Nombre de pages : 210
Prix France : 6,85 €


MON AVIS

Une petit chronique nocturne pour un manga aussi sombre que l'obscurité elle-même.
Et quand je dis sombre, j'utilise là un doux euphémisme !

Bien que, à vrai dire, sous son scénario morbide et ténébreux, l'histoire de Tsugumi OHBA déborde de valeurs humaines ancestrales, remise, ici, au goût du jour de la nuit. Et c'est à travers l'histoire d'un adolescent consciencieux et travailleur, Light Yagami, que ces valeurs nous sont offertes. 

Un après-midi, en quittant le lycée, Light aperçoit au sol un cahier qu'il s'empresse de ramener chez lui. La couverture ne porte qu'un titre : DEATH NOTE. Quant aux pages, elles sont totalement vierges, à l'exception d'une inscription aussi mystérieuse que farfelue :

"La personne dont le nom est écrit dans ce cahier meurt"

Au bout de quelques jours, Light reçoit la visite de l'ancien propriétaire du Death Note, qui n'est pas moins qu'un des nombreux Dieux de la Mort, Ryûk. Light est désormais le seul à pouvoir voir et entendre Ryûk et, après avoir constaté que les instructions du Death Note sont bien réelles, il échafaude un incroyable plan qui pourrait lui permettre d'atteindre son ultime but...

... Raaaaah !
C'est frustrant d'en rester là, je sais ! Mais point trop il ne faut vous dévoiler, parce que ce manga vaut VRAIMENT la peine d'être découvert et savouré... EN ENTIER !

De la première à la dernière case, j'ai eu la merveilleuse sensation de regarder un film dont j'absorbais les moindres mots sans vraiment réfléchir à la consistance inextricable que prenait, petit à petit, l'histoire.  Il faut dire que chaque chapitre nous engloutit un peu plus profondément dans un scénario qui semble s'engouffrer toujours de plus en plus loin, de plus en plus vite, de plus en plus... ARGH !

Le personnage de Light est complètement fascinant et l'auteur nous entraîne dans les méandres d'un esprit brillant d'ingéniosité et de discernement, bouillonnant d'une organisation aussi radicale que machiavélique et prônant haut et fort le combat du mal par le mal.

Les illustrations, quant à elles, de Takeshi OBATA, dépeignent majestueusement l'univers obscur de ce premier tome qui, non content de jeter les bases de la série, plonge aussitôt le lecteur au coeur d'un scénario prenant et fascinant, dont la moindre page ne sera qu'une éternelle remise en question.
Ajoutez à ça une floppée de "Oooh !" et de "Aaah !" couplés à des "Wow !" et des "Bon sang !" et vous obtiendrez une lecture vibrante et captivante qui vous décrochera cette vive exclamation : "Mais quelle imagination !"

- EXTRA ! -