juin 20, 2012

QUATRIÈME DE COUVERTURE

Kilala adore les histoires de princesses Disney. 
Un jour, elle rencontre un jeune garçon, Rei, qui possède une couronne magique. Son destin va alors changer. Guidés par cette couronne, ils se retrouvent dans un autre monde... qui n'est autre que celui de Blanche-Neige !










MON AVIS

Euh...
Attendez...
Accordez-moi deux petites secondes...

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Aaah ! J'avais besoin de pousser un petit cri de minette exaltée ! 
Ça va beaucoup mieux, merci :)

Et d'ailleurs, qu'on se rassure, le côté minette de ce manga s'arrête là. Méfiez-vous de sa couverture Barbapapa, de son héroïne aux cheveux tout "Raiponcés" et de ce préjugé malsain mais tout naturel "Un manga avec des personnages Disney ? Bah ça doit être vachement c**-c** !".

Eh bien non ! Moi, Ardanüel, pourfendeur des malhabiles et défenseur de ce nouveau manga, je m'inscris en faux ! Non, Princesse Kilala n'est pas c**-c** du tout ! En fait, c'est tout simplement une petite BOMBE !

D'abord, le lecteur est entraîné dans l'ambiance bon enfant et joyeuse des premières pages. Kilala est une jeune fille enjoué, pleine de vitalité, débordante de joie de vivre, et elle le partage bien. Mais heureusement, on ne se contente pas d'avancer bêtement dans une histoire niaise et sans intérêt. Très vite, le mystère s'installe : une énigmatique et ténébreuse porte fait son apparition ; un garçon évanoui surgit de nulle part (et il s'appelle Rei en plus, l'argument de choc quoi !) ; une somptueuse couronne jaillit, comme provenue du plus merveilleux des contes de fées ; deux hommes emmitouflés dans de lugubres par-dessus poignent le bout de leur nez... et les choses sérieuses commencent !

Le style est grisant, agile et détonant. Que dis-je ! Mieux vaut plutôt parler de styles, au pluriel (ben si, j'ai mis un s et en plus, je l'ai souligné). Car les auteures ont savamment distillé de précieux ingrédients tout au long de ce manga : de l'action (fortement dosée), de l'humour (généreusement exposé... et efficace en plus), des sentiments (raisonnablement exsudés).

Le dessin est dynamique, ponctué d'une ribambelle de petits ajouts humoristiques qui ajoutent un trait de "pragmatisme lecturial" au coeur même de l'ouvrage.

Vous voulez encore plus de raisons de l'acheter ?

1. Diantre, que Rei est magnifiquement beau !
2. Il y a des princesses Disney sur la couverture, ça veut forcément dire qu'il y en a aussi à l'intérieur, et ce thème est exploité de manière... DIABLEMENT drôle et efficace.
3. Quand Ardanüel dit que quelque chose est bien, c'est forcément bien, alors éteignez votre ordinateur et allez acheter ce manga TOUT DE SUITE !

Fin de citation :)

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Auteures : Nao Kodaka et Rika Tanaka
Date de parution : 13 juin 2012
Editeur : Pika Edition
Nombre de pages : 164
Prix France : 7,05 €
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- Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii* -
*Traduction (pour les non-minettophones) : Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.




juin 18, 2012

LES ENFANTS DE LA PARANOÏA, de Trevor Shane

QUATRIÈME DE COUVERTURE

Règle n°1 : On ne tue pas les innocents.
Règle n°2 : On ne tue pas les ennemis de moins de 18 ans.
Depuis des siècles, une guerre clandestine, ignorée du commun des mortels, oppose deux anciens clans qui se déchirent au nom du Bien et du Mal. Des deux côtés, des assassions endocrinés et entraînés dès leur plus tendre enfance à haïr et détruire le camp adverse. Joseph, vingt ans, est l'un de ces tueurs d'élite. Plongé dans la brutalité depuis sa naissance, il ne connait qu'une réalité : tuer ou être tué.






MON AVIS


Quel choc ! 
Quelle émotion ! 
Malgré quelques (minis) longueurs, ce roman s’inscrit dans la liste de ceux qui ont le mérite de bouleverser leur lecteur.



Toutes ces émotions, c’est grâce à la forme du roman que lecteur les ressent : une narration sour la forme d’un journal. L’immersion dans l’histoire est totale, l’ébranlement absolu.



Joseph n’est pas une garçon comme les autres. Enclavé dans une guerre totalement inconnue du commun des mortels, sa mission est de… tuer. Il y a des règles, elles sont indispensables, et Joseph les suit à la lettre, sans jamais s’émouvoir, sans jamais s’interroger, avec la souci du travail bien fait. Jusqu’à ce que…


Dans la vie de Joseph, il y a l’avant et l’après… Et la frontière qui va déterminer ce changement est une rencontre à laquelle il n’était pas préparé et contre laquelle il ne pourra rien. Et le lecteur lui, ne sera pas non plus préparé à cette frénésie de lecture, cette envie d’en savoir plus, d’aller toujours plus loin. 

Il faut dire que l’auteur a mis les bouchées doubles pour nous servir un roman véritablement haletant, qui se dévore du début jusqu’à la fin avec un plaisir qui ne s’essoufle jamais (les longueurs sont minis, je vous l’avais dit ^^).

Troublé… Déconcerté… Impressionné ! D’une part par le contexte violent qui fait rage autour des personnages, et d’autres part l’émoi et l’excitation que chaque page laisse dans son sillage.

Un roman qui mélange subtilement et avec habilité les sentiments et la puissance d’un thriller, pour offrir aux lecteur des émotions transcendantes et un choc inouï.

Bien joué, Mister Shane !

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Auteur : Trevor Shane
Date de parution : 12 avril 2012
Editeur : Michel Lafon
Nombre de pages : 368
Prix France : 19,95 €
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- WONDERFUL -

juin 17, 2012

漫画・SUICIDE ISLAND, TOME 1 de Kouji Mori

QUATRIÈME DE COUVERTURE

"Si je ne peux pas mourir, je n'ai alors pas d'autre choix que de vivre."
Hospitalisé après une tentative de suicide, Sei se réveille sur une île coupée de la civilisation où la société japonaise exile les suicidaires récidivistes. Avec ses compagnons, tous plus fragiles et torturés les uns que les autres, il va devoir se battre pour survivre dans cet environnement hostile, et trouver en lui-même la force de tenir bon, coûte que coûte.







MON AVIS

Exit le fantastique ou la science-fiction, exit les arts divinatoires et les voyages dans un jeu aussi dangereux qu'irréaliste, nous voilà plongés dans une histoire sombre et lugubre, mais profondément humaine et dramatique.

Sei est un suicidaire récidiviste. C'est triste... ça fait mal... Mais l'État japonais, lui, ne s'encombre plus de ces sentiments gênants. Les tentatives de suicide sont trop nombreuses et elles coûtent cher au pays. Alors le gouvernement japonais a pris des mesures purgatives : si un individu tente de se suicider plusieurs fois, il est envoyé sur une île totalement isolée, sur laquelle il sera libéré de toute obligation envers la société japonaise (mais privé de tous les droits dont il jouissait autrefois)... En réalité, aux yeux de l'État, ces individus n'existent simplement plus !

Quand Sei ouvre les yeux, le soleil l'éblouit... Et l'horreur commence ! 
Il n'est pas seul sur cette île. Des dizaines d'autres suicidaires récidivistes y ont été envoyés aussi... et certains feront preuve de plus de faiblesse que d'autres.

Disons les choses clairement, il faut avoir le coeur bien accroché ! Non seulement certaines scènes du manga parviennent à plaquer sur votre bouche un rictus de dégoût, mais en plus, d'autres passages vous mettent suffisamment mal à l'aise pour vous donner envie de fermer ce premier tome quelques instants, juste histoire de reprendre votre souffle.

Plongé au coeur d'une nature sauvage et impitoyable, le lecteur apprend à composer avec le comportement et l'attitude complexes des personnages et c'est justement ce qui fait la force de ce manga : observer, détailler, analyser, critiquer ou condamner les conduites individuelles d'une communauté d'êtres-humains désespérés qui, livrés à eux-mêmes, vont tenter de survivre dans un monde qu'ils voulaient précédemment laisser derrière eux. Et le réalisme est au rendez-vous, offrant au lecteur un spectacle mettant en scène des personnages tantôt touchants et émouvants, tantôt abjects et pathétiques, voire ignominieux.

Un manga qui vous fera trembler d'émotion ou de répulsion, mais qui ne vous laissera en tout cas jamais indifférent !


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Auteur : Kouji Mori
Date de parution : 17 novembre 2011
Editeur : Kazé (seinen)
Nombre de pages : 180
Prix France : 7,69 €
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- Excellent -





juin 16, 2012


QUATRIÈME DE COUVERTURE

Jacob portman écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand-père, un juif polonais qui a été recueilli par la directrice d'un orphelinat pour enfants "parficuliers", situé sur une île du pays de Galles.. Un soir, Jacob trouve son grand-père mortellement blessé par une créature qui s'enfuit sous ses yeux. Bouleversé, Jacob part en quêtre de vérité sur l'île. en découvrant le pensionnat en ruines, il n'a plus aucun doute : les enfants particuliers ont réellement existé. Mais étaient-ils dangereux ? Et pourquoi vivaient-il ainsi reclus, cachés de tous ?





MON AVIS

Monumental !
Épique !
Merveilleux !

Je sors d'un roman qui m'a totalement troublé et m'a fait chaviré au gré des eaux sombres et mystérieuses de l'histoire. Une histoire qui, sous des airs légers de jeunesse insouciante, révèle une intrigue forte et ébouriffante.

Dès les premières pages, le ton est donné : le mystère sera la clé de voûte du roman tout entier. Jacob Portman nous livre la narration de son histoire, de ce qu'il a vécu d'extraordinaire, à l'instant même où il s'était "résigné à vivre une vie ordinaire". Tout au long de son récit, Jacob ponctue ses propos en se référant à des photographies qu'il a aperçu dans le passé, ou qu'il découvre en même temps que le lecteur. Car oui ! Une des grandes particularités (et force) de ce roman, est d'être rédigé à l'imparfait et au passé composé. Le lecteur n'a d'autres choix que d'être happé par le déroulement des évènements, qui se font de plus en plus oppressants, et d'être totalement immergé dans les arcanes d'un monde aussi impénétrable qu'énigmatique.

Et de mémoire de lecteur, on a jamais vu ça ! Les photos, insérées au coeur de scènes clés, parviennent à nous mettre mal à l'aise, à nous arracher un sentiment d'effroi ou à nous glacer les sangs (surtout quand on apprend que... euh enfin... non, je n'ai rien dit ^^).

Balancé au rythme d'une narration pétulante, le lecteur va de révélation en révélation, ne boudant aucun plaisir à en apprendre plus sur les enfants particuliers et sur la vie passée du grand-père de Jacob. Plus marquant encore, le roman permet de plonger dans un passé beaucoup plus réaliste, teinté d'une horreur vraie : la deuxième guerre mondiale.

Il est parfois difficile de rédiger un résumé sans trop en révéler et c'est un peu le cas pour Miss Peregrine et les enfants particuliers. Le moindre petit détail s'emboîte dans un vaste réseau d'indices et de découvertes qui, pris individuellement, gâcheraient le plaisir et la stupéfaction de la révélation finale. Un final, ma foi, des plus grandioses. Aussi lugubre que le roman tout entier, mêlé cette fois, à une flopée de sentiments poignants et d'émotions bouleversantes.

Un roman qui peut se targuer d'arracher à l'être-humain quelques pensées philosophiques ; de réfléchir, à travers une approche fantastico-jeunesse, aux atrocités dont l'être humain se rend coupable pour parvenir à ses aspirations, ou tenter d'échapper à ce qui le terrorise le plus.

Une histoire qui laisse sans nul doute présager un deuxième tome, que je m'empresserai de découvrir avec une frénésie non contenue.

Dernière petite info : Les droits du roman ont été acquis par Tim Burton et un film est prévu pour 2013 (oh oui ! oh oui ! oh oui !). En attendant, vous pouvez retrouver la bande-annonce du livre juste... ci-dessous :) (sous-titrée par moi, soyez indulgents ^^).



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Auteur : Ransom Riggs
Date de parution : 31 mai 2012
Editeur : Bayard Jeunesse
Nombre de pages : 438
Prix France : 14,50 €
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- BIG COUP DE COEUR -


mai 27, 2012

GHOSTOPOLIS, de Doug TenNapel



QUATRIEME DE COUVERTURE

Le jeune Garth ne pensait pas découvrir si tôt le monde des spectres.
Propulsé par accident à Ghostopolis par Franc Gallows, un chasseur de fantômes fatigué, il se découvre des pouvoirs spéciaux... et de nouveaux ennemis ! Car ses nouvelles capacités font des envieux parmi les puissants.
Frank sait que les heures de Garth sont comptées. Il n'a pas le choix : il doit s'infilter dans Ghostopolis et trouver une issue vers le monde des vivants.






MON AVIS

Une vie après la mort...
Une ville bâtie par nos chers défunts et peuplée de milliers de spectres, momies et autres fantômes en tout genre.
Un postulat des plus original pour une histoire qui l'est tout autant.

Propulsé par erreur dans ce monde aussi étrange que dangereux, Garth va découvrir que la "vie" spectrale n'est finalement pas si différente de celle que mènent les humains sur terre : démocratie, souveraineté d'autorités suprêmes, corruption, avidité, surconsommation... Que des ingrédients que l'on ne s'attend pas à retrouver une fois notre chemin ici-bas terminé.

Pire encore ! Le monde des disparus n'obéit pas aux mêmes règles que le nôtre et avec un peu d'imagination, tout y devient possible, chacun pouvant y développer des pouvoirs jusque là insoupçonnés. Et quand Vaugner, le dictateur de Ghostopolis, découvre que Garth a l'aura spéculaire la plus étendue qu'il ait jamais vu, il ordonne à ses hommes de main de s'emparer du garçon afin de le mettre sous sa coupe.

S'en suit alors une aventure bourrée de rebondissements rocambolesques et surprenants, qui entraîne le lecteur dans une histoire sombre qui met en exergue le goût et la valeur de la vie.

On accroche ou on accroche pas ! Personnellement, j'en sors avec un avis mitigé. Le scénario est plutôt accrocheur et l'histoire et le style battant, mais l'humour facile et un peu trop abordable disséminé au gré des cases m'a laissé un peu dubitatif. Certaines scènes vont trop vite et n'exploitent pas la profondeur d'un sentiment ou d'une émotion qu'elles semblaient pourtant vouloir inscrire dans leur trame.

Il faut toutefois saluer l'intensité de quelques moments d'émotion, qui pourraient décrocher une larme aux plus sensibles. la qualité des illustrations et de la couverture, entièrement recouverte de papier glacé, sont aussi autant d'éléments qui apportent à l'ouvrage une certaine valeur ajoutée.

Bref, un univers qui, sans être transcendant, est tout de même totalement inédit et m'a fait vivre quelques moments forts et palpitants.

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Auteure : Doug TenNapel
Date de parution : 18 novembre 2011
Editeur : Milady
Nombre de pages : 272
Prix France : 22,90 €
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- Pas mal, pas mal -

avril 28, 2012

LA SÉLECTION, de Kiera Cass

QUATRIÈME DE COUVERTURE

Elles sont Trente-cinq jeunes filles : La "Sélection" s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le coeur du prince Maxon, l'héritier du trône.
Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l'oeil des caméras...
Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés...


MON AVIS

Qui n'a jamais rêvé de vivre sous le feu des projecteurs, ne fut-ce que quelques instants, afin de goûter à une éphémère célébrité ?
Qui n'a jamais désiré rencontrer un homme séduisant et célèbre, prince de surcroît, et d'avoir une chance sur 35 de devenir son épouse ?
Pas America Singer en tout cas !

La "Sélection", ce jeu de télé-réalité à l'issue duquel le prince d'Illeà choisit sa dame et convole en justes noces avec elle, America ne s'y inscrit que pour trois raisons : la première, parce que sa famille lui promet un minimum d'autonomie financière si elle s'y inscrit ; la deuxième, parce que son petit ami, Aspen, lui force la main et finit de toutes façons, pour quelques orgueilleuses raisons, par rompre avec elle ; la troisième, parce qu'elle n'a aucune chance d'être retenue. C'est vrai quoi, qui voudrait d'une simple Cinq pour Reine ?

Ah oui ! Posons le décor, si vous le voulez bien :)
Nous sommes aux alentours des années 2300. Les États-Unis ont sombré dans l'oubli et de leurs ruines est née Illeà, une monarchie au coeur de laquelle les castes jouent un rôle important.
Il existe huit castes, chacune recensant les habitants d'Illeà selon leur niveau de richesse ou de pauvreté (la caste 1 étant la plus aisée et la 8, la plus misérable).
America est une Cinq, elle fait partie de la caste des musiciens. Sa famille ne peut se permettre aucun loisirs mais leurs assiettes sont plus ou moins remplies tous les jours.
Ce qui n'est pas le cas d'Aspen, son petit-ami, un Six chargé de travailler pour toutes les castes supérieures à la sienne, sans jamais protester.

Une atmosphère dystopique pour un roman qui va vite revêtir des traits d'indignation et de scandales. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que Kiera Cass est une auteure de talent !
Je vous l'accorde, vu comme ça, l'histoire a l'air un peu nian-nian. Mais ceux qui me suivent savent que les "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" ne me siéent guère. Sous ses airs bonhommes, ce premier tome d'une future trilogie dissimule de cinglantes valeurs, dénonçant les clivages iniques d'une société futuriste égoïste, aux considérations presque uniquement mercantiles (hmm... peut-être pas si futuriste que ça finalement).

Au-delà de ces messages reposant sur la reconsidération de la place de l'homme dans le monde, Kiera Cass nous livre un récit incroyablement palpitant et frénétique. C'est bien simple, au moindre petit moment libre, j'en profitais pour me (re)plonger dans l'histoire, ne fut-ce que pour avancer d'une page ou deux, tant l'envie d'en savoir plus était forte, puissante, prenante... dévorante !

Mais diantre ! 
Que de frustration en fin de roman !
Il faut dire que j'étais persuadé d'avoir aperçu 353 pages. Arrivé page 333, j'étais tout sourire, content d'avoir encore une vingtaine de pages à dévorer.
Et à peine 10 pages plus loin... BAM ! Une fin brutale, qui sonnait, page 343, le glas d'une histoire qui était en train de déchaîner les passions (les miennes, en tout cas ^^).

Bref, un excellent roman, qui, malgré quelques points qui m'ont paru un peu trop farfelus (et que je ne citerai pas pour n'influencer personne) m'a littéralement hypnotisé et m'a repu d'une littérature rafraîchissante et exaltante.

Une mention toute particulière pour Madeleine Nasalik, la traductrice du roman, qui pour la deuxième fois, a réussi à me séduire avec un vocabulaire riche et une traduction fluide et dynamique. Du grand ART !

Et pour le plaisir des yeux, la sulfureuse Ursula vous livre son avis dans une vidéo... bien à son image ^^


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Auteure : Kiera CASS
Date de parution : 12 avril 2012
Editeur : Robert Laffont (Collection R)
Nombre de pages : 343
Prix France : 16,90 €
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- WONDERFUL -

avril 15, 2012

Let's swap Manga - Quartier Général

Nom : Let's swap manga
Lieu : Sur le blog d'Ardanüel et partout à travers la France et la Belgique
Date de réception des colis : au plus tard le 5 mai 2012 ^^

Un billet fixe pour que swappeur et swappé puisse y commenter le déroulement de leur Swap :)
C'est également ici que je viendrai ajouter le lien vers vos articles, si vous en rédigez un à l'issue de ce Swap.

HAVE FUN ! :)


avril 13, 2012

INDIANA TELLER, TOME 1 : LUNE DE PRINTEMPS, de Sophie Audouin-Mamikonian

QUATRIÈME DE COUVERTURE

Né de l'union d'une humaine aux pouvoirs mystérieux et d'un loup-garou, Indiana est le petit-fils et seul héritier du chef de la meute. Se sentant étranger parmi les siens, ils part en quête d'une vie normale et rejoint l'université du Montana. Là-bas, il fait la connaissance de la troublante Katerina O'Hara et de Tyler Brandkel, le fils d'un éternel rival de son grand-père.
Quand Indiana sort miraculeusement indemne d'un terrible accident en se volatilisant au dernier moment, il comprend qu'il a le pouvoir de rebrousser le temps lorsqu'il est en danger. Voilà un atout précieux, car son accident semble suspect. Quelqu'un a-t-il tenté de l'éliminer ? La sécurité des loups n'a jamais été aussi menacée.



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Auteure : Sophie AUDOUIN-MAMIKONIAN
Date de parution : 10 mars 2011
Editeur : Michel Lafon
Nombre de pages : 382
Prix France : 17,20 €
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MON AVIS

Well, well, well...
Comment vous décrire ce que j'ai ressenti à la lecture de ce tome 1 d'Indiana Teller ?
Hmm...
Essayons de métaphoriser tout ça...

Imaginez que vous êtes perdus dans une forêt qui vous semblait, a priori, petite et éparse, mais qui, au fil des heures, semble s'agrandir et se refermer sur vous. Bon, être perdu dans cette forêt, c'était déjà pas de bol, mais imaginez maintenant qu'il se mette à pleuvoir comme jamais ! Une terrible averse... et aucun endroit pour vous mettre à l'abri. Il pleut, encore et encore, pendant des heures... et des heures... et des heures... 
Enfin, la pluie s'arrête, mais il fait encore froid et le soleil ne perce pas. Vous décidez d'essayer d'allumer un feu (par chance, vous connaissez la technique du silex, qui se transmet dans votre famille depuis des générations et des générations ^^). 
Oui mais voilà ! Le bois est mouillé, les feuilles mortes aussi, rien à faire, ça ne prend pas !

Vous voyez où je veux en venir ?
C'est exactement ce que j'ai ressenti en lisant ce roman qui, par ailleurs, était mon tout premier Audouin-Mamikonian. Et malheureusement pour moi (ou pour vous, ou pour l'auteure), ça n'a été qu'une longue et pesante douche froide. Pour tout vous avouer, j'ai failli abandonner en cours de route. Mais j'avais vu (et lu) tellement d'avis positifs sur ce bouquin que je me disais sans cesse qu'il devait y avoir une raison pour que d'autres lecteurs aient accroché ET adoré.

Alors oui, il y a une raison ! Il faut l'avouer, une fois que l'intrigue et que le complot sont dévoilés, l'histoire devient véritablement prenante. L'ennui, ce sont les 200 pages qu'il faut parcourir pour y arriver ! 200 pages au cours desquelles il ne se passe... ABSOLUMENT RIEN ! 
De l'info, de l'info, de l'info, à en gaver une oie déjà bien dodue. Sauf que voilà, le lecteur n'est pas une oie, et à force de noyer l'histoire sous un nombre incommensurable de détails complexes et de vendettas rageuses, on finit par tout oublier, ce qui est assez gênant quand certaines de ces vendettas semblent avoir une importance particulière dans le dénouement de l'histoire.

Bon, cet avis est assez rude, je sais. Mais même si la fin est vraiment (mais alors vraiment) pas mal du tout, elle n'a pas réussi à me faire oublier les 200 premières pages qui avaient l'air de s'être jurer ma perte (mais je suis peut-être un peu parano aussi ^^). C'est assez dommage car l'univers d'Indiana Teller est vraiment intéressant, les codes de la fantasy jeunesse y sont suffisamment détournés pour donner envie au lecteur de s'y attarder.

Une fin aussi explosive aurait cependant mérité un cheminement tout aussi effréné pour véritablement parvenir à convaincre ET satisfaire le lecteur (c'est-à-dire... MOI !).

- MOUAIS... -

avril 02, 2012

Never mind... I will find someone like YOU!

'Harry - yer a wizard.'
There was silence inside the hut. Only the sea and the whistling wind could be heard.
'I'm a what?' gasped Harry.
'A wizard, o' course,' said Hagrid, sitting back down on the sofa, which groaned and sank even lower, 'an' a thumpin' good'un, I'd say, once yeh've been trained up a bit. With a mum an' dad like yours, what else would yeh be?'

--> In order to help you to understand the text below, some words or idioms have been bolded and turned into red. You can find english definitions for these words on the forum page of this topic (link below).

Fifteen years ago, completely out of the blue, was a small eleven-year-old boy making his appearance in the reading life of thousands of magical-book-aholic people.
Who would have known, in 1997, that such a "weak" novel - rejected by eight publishers before being accepted by Bloomsburry - would have become an interplanetary success and would have made, J.K. Rowling, become the world's first billionaire author?

A story about a wizard, a hidden School of Witchcraft and Wizardry, a dark and dangerous villain, a fascinating plot including strong friendship, a melancholy pain of a father-and-motherless boy and... VOILA! More than 300 millions copies sold all over the world. WOW! This could surely go to anybody's head and make the new - and less new - author dream the reality away, hoping and waiting for the same kind of success for themselves.

But dream on, guys! This is absolutely exceptional and unique. Though plenty of authors are certainly as talented as Mrs. Rowling, they have to be aware that such kind of literary buzz probably occurs less than once a century - at least in our present era.

Still... But what kind of buzz are we talking about, exactly?
Well, let's try to remember!
Close your eyes (at least virtually, otherwise you won't be able to read what follows next) and think about the first time you have ever read the first page of the first book of the Harry Potter series. How have you been feeling while you were reading?  I can easily see again how I was acting:

My mum' : 'Cedric? It's time to eat!'
Me: 'Yes, I'm coming!' 
5 minutes later...
My mum': 'It's time to eeaattt!'
Me: 'Yeah, yeah! I'm coming!'
Two hours later...
My mum': 'Cedric? Your father and I are going to bed!'
Me: 'Yeah, yeah! I'm coming!'

What about after you finished the first book? How have you been feeling about the story of that lonely poor little boy? Do you remember? Because I do!

My mum': 'Cedric? It's time to go to school!'
Me': 'NO WAY! F*** the school things! I'm starting the second book!'

Ok! This is excessive reactions (and by the way, totally fake), but it's a good way to make you realize how I was feeling about all this.

OH MY GOD! This was what I have always been looking for. And please! Hogwarts was clearly the place I wanted to go... Dream on, guy! This is not real!
Still, but let's pretend it is. Anyway, even if it's not real, it has definitely the merit of making me travel, dream, smile, laugh, cry... feel ALIVE!

Now, everything is over. The books are done, and so are the movies.
All we still can do not to forget the-one-who-must-not-be-named, is reading and reading again all the series' books, let the words turn into dust in front of our eyes, before they soar, go through our bodies and remain engraved in our memory.

Oh! And for the record... Harry Potter, I will never find someone like you!

What about you?
How do you feel now this is over?
Have you been liking the Harry Potter series?
Have you ever read any Harry Potter book?
Join us on the forum to discuss your point and your feelings about it:
http://expressyourself.easyforum.fr/t2-never-mind-i-will-find-someone-like-you#2