janvier 11, 2012

LE DERNIER HIVER de Jean-Luc Marcastel

QUATRIEME DE COUVERTURE

Un ciel de sang, de la neige à perte de vue et une forêt qui dévore tout sur son passage.
Demain, l'Hiver engloutira le monde.
Johan refuse de s'agenouiller devant le sort.
Par amour, il décide de retrouver celle qu'il aime, accompagné de son frère et de ses amis.
Pour cela, ils devront pénétrer jusqu'au coeur des ténèbres... 
Au coeur de leurs propres ténèbres.



Date de parution : 05 octobre 2011
Editeur : BLACK MOON
Nombre de pages : 450
Prix France : 16,00 euros


MON AVIS

Jusqu'où iriez-vous par amour ?
Pour retrouver et sauver celui ou celle qui fait battre votre coeur, seriez-vous prêt à risque votre vie dans un monde impitoyable, presque entièrement recouvert par une forêt mangeuse d'hommes qui a donné vie à des abominations innommables ?

Johan, lui, l'est.

AURILLAC, France.
Mardi 26 juillet 2035. 14H30
- 31°C

Le monde entier est recouvert de neige, plongé dans un crépuscule rougeâtre qui ne disparait pas.
Ce changement brutal de climat a modifié l'écosystème de la planète et de nouvelles espèces, végétales et animales, foulent désormais la terre la neige de leurs pas monstrueux.
Une espèce sévit particulièrement : la Malesève. Une forêt de pins mangeuses d'hommes qui dévore tout sur son passage, recouvrant villes et villages, gagnant chaque jour un peu plus de terrain.

Cela fait des mois que Léa et sa famille ont quitté Aurillac pour rejoindre Bergerac, à quelques kilomètres de Bordeaux.
Au début, Johan subsistait encore grâce aux courriers de celle qu'il aime mais un jour, les lettres ont cessé d'être acheminées et depuis, la douleur, le doute et le désespoir se sont emparé de sa vie et ont fait grandir en lui un être différent, capable de l'impossible pour LA retrouver !

Il décide donc de partir pour Bergerac et, comme l'amour et l'amitié sont les seules valeurs qui subsistent encore dans ce monde délabré, son frère et deux amis d'enfance décident d'entreprendre eux aussi le voyage.
Munis de motoneiges, armés jusqu'aux dents, ils débutent un périple de plusieurs jours qui va les mener au coeur d'un enfer dont ils n'auraient jamais osé soupçonné l'existence...

Et dont même le lecteur n'aurait pu imaginé la portée !
Il faut dire que le roman de Jean-Luc Marcastel pourrait être qualifié de "littérature bi-polaire": deux trames scénaristiques qui suivent chacune leur propre chemin tout en existant côte à côte pour finalement nous amener toutes deux au même endroit : l'horreur d'un monde où le déclin de l'humanité est une réalité.

Comprenons-nous bien ! Je ne veux pas dire par-là que deux histoire vivent distinctement au coeur de ce roman, loin s'en faut. j'entends simplement que deux grands thèmes se dégagent de cette histoire : l'amour et l'horreur (ou l'horreur et l'amour, pour ceux qui préfèrent terminer par le positif).

L'amour, d'abord, car il s'agit bien d'un hymne aux évènements qui poussent l'homme à donner le meilleur de lui-même, à dévoiler ses sentiments, ses émotions et son abnégation face au danger qui menace l'âme-soeur.

L'horreur ensuite, non seulement par la nature même de ce que le monde, NOTRE monde, est devenu, mais aussi par l'essence de ce qu'il a créé et modifié pour mieux dominer... Et les nouvelles espèces végétales et animales, si contre-natures et dangereuses soient-elles, ne sont probablement pas celles qu'il faut craindre le plus.
Car si l'amour peut rendre l'homme meilleur, la peur et l'incertitude peuvent, elles, repousser l'humanité dans ce qu'elle a de plus abject, de plus pervers, de plus détestable... de moins humain !

Deux thèmes transcendant que l'auteur aborde avec justesse et douceur pour nous servir un spectacle aussi triste que magnifique.

Bon...
La lecture souffre de quelques longueurs ici et là et parfois, d'une poésie un peu trop poussée, mais jamais suffisamment dérangeantes pour ne pas poursuivre la lecture jusqu'au bout.
D'ailleurs, bien mal vous prendrait d'abandonner ce roman en cours de lecture, car Le Dernier Hiver fait partie de ces oeuvres dont l'inéluctable vérité ne peut être entièrement comprise et savourée que lorsque vos yeux embrassent les derniers mots de la dernière page, comme les derniers instants d'une vie que vous auriez partagé au côté de l'être qui vous faisait vibrer.

Une véritable complainte littéraire qui vous fera glisser dans un monde aussi dangereux que merveilleux où la condition humaine est vulgarisée pour mieux l'appréhender.

Bonne lecture !

Et pour votre plus grand plaisir, le Vieux Druide Sans Nom vous donne son avis sur ce roman :

- Géant ! -

3 commentaires:

Anne Sophie a dit…

une très chouette chronique, tu cartonnes comme toujours :) bon, tu sais que pour ma part ce fut une rencontre manquée avec ce livre, mais tu me donnerais presque envie de retenter l'aventure.

Korto a dit…

Il est vrai que cette lecture est géante ! Personnellement, elle m'a scotché ! J'ai hâte de pouvoir lire un autre roman du même auteur =D

Christine a dit…

Une chronique très enthousiaste mais heureusement que Le Vieux Druide Sans Nom" est là pour te soutenir !!!!