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janvier 31, 2013

INTUITIONS, TOME 3 : INFINI ◆ Rachel Ward

L'HISTOIRE
2029. Après l'apocalypse, le chaos règle sur les monde et les villes sont désertées. Adam et Sarah sont harcelés à cause de leurs pouvoirs hors normes. Dans les alentours de Londres, différents clans tentent d'imposer leur loi. Ils emprisonnent arbitrairement la population qui croit pourtant trouver dans les quartiers qu'il contrôlent une protection contre le désordre ambiant. Mais dans la tumulte, Adam et Sarah luttent pour protéger leur bien le plus précieux : leur fille Mia, qui semble posséder des facultés encore plus puissantes que celle d'Adam...









Intuitions, tome 3 : ou comment clore une trilogie en beauté !
La puissance de cette trilogie a d'ailleurs été crescendo : un premier tome un peu longuet sur les bords ; un deuxième tome captivant à souhait ; et un ultime chapitre, ravageur et destructeur comme on les aime !

Il faut dire que Rachel Ward a mis les bouchés triples pour nous servir un roman de qualité, bourré de suspense, d'action et, malheureusement pour nous, d'un nombre de pages trop peu élevé, tant on prenait plaisir à avancer dans l'histoire.

D'une main de maître, l'auteure nous fait passer sans transition de la petite vie calme d'Adam et Sarah, dans un camp de survivants, à leur poursuite et enlèvement par des motards, qui prétendent agir pour le gouvernement. Très vite, on se pose des questions sur ces individus et leur noir dessein. Certes, ils tentent de rassurer Adam et Sarah, en leur disant qu'ils seront bien traités, parce que le gouvernement a besoin d'eux, mais dès leur arrivée dans leur bunker "secret", l'ambiance générale devient suffisamment tendue pour douter de leur sincérité.

Bref ! Aller plus loin dans l'histoire, ce serait vous gâcher la surprise. Ce qu'il faut savoir, c'est que, si le tome 2 m'avait déjà fait palpiter les sens avec une trame parsemée d'un suspense prédominant, ce troisième opus n'a fait que les faire frémir et trembloter, au rythme d'une musique parfaitement contrôlée et distillée avec un savoir-écrire des plus enviables !

Un début chahuté, un contenu hautement piquant, et une fin explosive qui vous prend aux tripes ! Ça, c'est vraiment ce qu'on attend de ce genre de romans. Pari réussi !


Intuitions, Tome 3 : Infini
Rachel Ward
Editions Michel Lafon
283 pages
16,20 euros

- C'est quoi ce truc de malade ?! -


septembre 15, 2012

ATTENTION ! 
J'ai lu ce livre en version originale. 
Pour lire la chronique en anglais, cliquez ICI.

RÉSUMÉ
Juliette est enfermée depuis 264 jours dans une forteresse à cause d'un accident. Un crime. 264 jours sans parler, ni toucher personne. Jusqu'au moment où un gardien vient partager sa cellule. 
Le monde de Juliette est régi par un organisme tout puissant : le Rétablissement. Il contrôle l'accès à la nourriture, à l'eau et n'hésite pas à tuer pour asservir le peuple. Avide de pouvoir absolu, le fils du leader, Warner, dirige sa propre armée et son propre territoire. Mais ce qu'il désire par-dessus tout, c'est Juliette.
Pourtant, cette dernière n'a pas l'intention de se laisser faire...








Holly cow ! Ça c'est de la dystopie !
Enfin un roman suffisamment glauque pour mettre le lecteur mal à l'aise, enfin une héroïne suffisamment perturbée et rongée par la culpabilité pour bouleverser quiconque s'intéresse à elle. Ce roman m'a fait l'effet d'une petite bombe, d'un fagot de dynamite dont la longue mèche est restée enflammée jusqu'aux toutes dernières pages avant d'exploser brutalement.

Les premières pages sont d'un sordide exaltant. Plongé au coeur de la solitude de Juliette, on avance pas à pas dans les méandres de sa mémoire. Lentement, on évolue dans les souvenirs de sa vie pour ne découvrir que l'abjection, le remord, le mépris, l'infamie. Comme si cela ne suffisait pas, Juliette a en plus une piètre opinion d'elle-même, si bien exprimée qu'elle en devient presque contagieuse. Elle est seule, rejetée de la société, enfermée dans une cellule grise et froide, à cause d'un don qu'elle ne comprend pas, dont elle ne sait rien. Juliette a mal et le lecteur souffre avec elle.

Pendant quelques chapitres, ce n'est que torture psychologique, mémoires douloureuses, sentiment d'abandon... C'est dérangeant, c'est provocant, mais c'est terriblement grisant ! Puis, l'action débarque et là, il faut retenir son souffle, se préparer à fuir ou à affronter l'ennemi. 

C'est peut-être frustrant de n'en pas connaître davantage, mais ce serait encore plus frustrant pour vous si je vous en révélais plus. Ce qui fait la première force de ce roman, ce sont ses rebondissements inattendus, qui perdraient tout leur intérêt s'ils étaient... eh bien... attendus !

Petit bémol tout de même : Que de miel ! Que de confiture ! Que de gelée ! Que de barbapapa ! Juliette est amoureuse et elle nous le fait savoir, un peu trop souvent à mon goût, d'ailleurs ! Exprimer ses sentiments pour celui que l'on idolâtre, oui, prendre trois pages tous les deux chapitres pour le faire, pitié non ! Par moment, c'est suffisamment agaçant pour avoir envie de sauter quelques paragraphes. Heureusement, la trame dynamique du récit est tellement forte que cet amour dégoulinant ne gâche finalement pas la lecture.

Un roman puissant, des personnages renversants, une histoire virevoltante... Bref, un énorme coup de coeur ! À vrai dire, ma meilleure dystopie jusqu'à présent !

◆ Dément ! 


SHATTER ME, by Tahereh Mafi

BEWARE !
I'm a student and I'm still learning english everyday. 
Therefore, there could still be some mistakes in this  piece of writing.
Please forgive me for this.

To read this article in French, just click HERE.

SUMMARY
Juliette has the power to kill with a single touch. Juliette hasn't touched anyone in exactly 264 days. The last time she did, it was an accident, but The Reestablishment locked her up for murder. No one knows why Juliette's touch is fatal. As long as she doesn't hurt anyone else, no one really cares. The world is too busy crumbling to pieces to pay attention to a 17-year-old girl. Diseases are destroying the population, food is hard to find, birds don't fly anymore, and the clouds are the wrong color.
The Reestablishment said their way was the only way to fix things. So they threw Juliette in a cell. But maybe Juliette is more that a tortured soul stuffed into a poisonous body. Maybe she's exactly what they need right now. 







Holly cow! Now THIS is dystopia! 
Finally, here's a book dreary enough to make the reader feel uncomfortable, here's a heroine insane and feeling guilty enough to deeply move those who take a keen interest in her story. This novel is just some kind of bomb, a bundle of dynamite sticks of which the wick remained lighted until the very last pages, before violently exploding.

The first pages are just written in an exciting wretched way. The reader is introduced to the lonesome Juliette, who makes them go further in the meanders of her memory every page. Slowly, we can learn more and more about her pieces of remembrance, which are just full of humiliation, remorse, infamy and contempt. But this is not enough. Juliette has also a low opinion of herself and she shares this feeling so well, that this is likely to become contagious. She's completely alone, rejected from society, locked up in a grey cold cell, because of some kind of gift she cannot understand and about which she knows nothing. Juliette is hurt and the reader is suffering with her.

For some chapters, we can only find psychologic torture, hurting memories and abandon feeling... It's pretty thought-provoking, but it's really intoxicating! Then, action comes up and you'll have to hold your breath and prepare to run or fight the ennemy.

Perhaps it's frustrating for you that I don't say much about the story itself, but believe me, it would be even more frustrating if I told you more about it. The strength of this novel is that everything is unexpected. Where would be the sense in that if this everything were... well... expected?

Just a little thing that I didn't really appreciate: How much honey! How much sweet! How much cotton candy! Juliette is in love and she makes the reader aware of it, and just too often for me, if you ask. Expressing your feeling for someone you are totally fond of is okay, but using three pages every two chapters to do so, hell no! Sometimes, it was so irritating that I felt like skipping some passages. But luckily, the plot is intense enough to keep on reading in spite of that dripping love.

This novel is powerful, the characters are incredible, the story astonishing... It just really made me jump! Truth be told, probably the best dystopia I've read so far!

◆ Terrific ! 


avril 28, 2012

LA SÉLECTION, de Kiera Cass

QUATRIÈME DE COUVERTURE

Elles sont Trente-cinq jeunes filles : La "Sélection" s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le coeur du prince Maxon, l'héritier du trône.
Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l'oeil des caméras...
Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés...


MON AVIS

Qui n'a jamais rêvé de vivre sous le feu des projecteurs, ne fut-ce que quelques instants, afin de goûter à une éphémère célébrité ?
Qui n'a jamais désiré rencontrer un homme séduisant et célèbre, prince de surcroît, et d'avoir une chance sur 35 de devenir son épouse ?
Pas America Singer en tout cas !

La "Sélection", ce jeu de télé-réalité à l'issue duquel le prince d'Illeà choisit sa dame et convole en justes noces avec elle, America ne s'y inscrit que pour trois raisons : la première, parce que sa famille lui promet un minimum d'autonomie financière si elle s'y inscrit ; la deuxième, parce que son petit ami, Aspen, lui force la main et finit de toutes façons, pour quelques orgueilleuses raisons, par rompre avec elle ; la troisième, parce qu'elle n'a aucune chance d'être retenue. C'est vrai quoi, qui voudrait d'une simple Cinq pour Reine ?

Ah oui ! Posons le décor, si vous le voulez bien :)
Nous sommes aux alentours des années 2300. Les États-Unis ont sombré dans l'oubli et de leurs ruines est née Illeà, une monarchie au coeur de laquelle les castes jouent un rôle important.
Il existe huit castes, chacune recensant les habitants d'Illeà selon leur niveau de richesse ou de pauvreté (la caste 1 étant la plus aisée et la 8, la plus misérable).
America est une Cinq, elle fait partie de la caste des musiciens. Sa famille ne peut se permettre aucun loisirs mais leurs assiettes sont plus ou moins remplies tous les jours.
Ce qui n'est pas le cas d'Aspen, son petit-ami, un Six chargé de travailler pour toutes les castes supérieures à la sienne, sans jamais protester.

Une atmosphère dystopique pour un roman qui va vite revêtir des traits d'indignation et de scandales. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que Kiera Cass est une auteure de talent !
Je vous l'accorde, vu comme ça, l'histoire a l'air un peu nian-nian. Mais ceux qui me suivent savent que les "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" ne me siéent guère. Sous ses airs bonhommes, ce premier tome d'une future trilogie dissimule de cinglantes valeurs, dénonçant les clivages iniques d'une société futuriste égoïste, aux considérations presque uniquement mercantiles (hmm... peut-être pas si futuriste que ça finalement).

Au-delà de ces messages reposant sur la reconsidération de la place de l'homme dans le monde, Kiera Cass nous livre un récit incroyablement palpitant et frénétique. C'est bien simple, au moindre petit moment libre, j'en profitais pour me (re)plonger dans l'histoire, ne fut-ce que pour avancer d'une page ou deux, tant l'envie d'en savoir plus était forte, puissante, prenante... dévorante !

Mais diantre ! 
Que de frustration en fin de roman !
Il faut dire que j'étais persuadé d'avoir aperçu 353 pages. Arrivé page 333, j'étais tout sourire, content d'avoir encore une vingtaine de pages à dévorer.
Et à peine 10 pages plus loin... BAM ! Une fin brutale, qui sonnait, page 343, le glas d'une histoire qui était en train de déchaîner les passions (les miennes, en tout cas ^^).

Bref, un excellent roman, qui, malgré quelques points qui m'ont paru un peu trop farfelus (et que je ne citerai pas pour n'influencer personne) m'a littéralement hypnotisé et m'a repu d'une littérature rafraîchissante et exaltante.

Une mention toute particulière pour Madeleine Nasalik, la traductrice du roman, qui pour la deuxième fois, a réussi à me séduire avec un vocabulaire riche et une traduction fluide et dynamique. Du grand ART !

Et pour le plaisir des yeux, la sulfureuse Ursula vous livre son avis dans une vidéo... bien à son image ^^


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Auteure : Kiera CASS
Date de parution : 12 avril 2012
Editeur : Robert Laffont (Collection R)
Nombre de pages : 343
Prix France : 16,90 €
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- WONDERFUL -